jeudi 9 juillet 2020
DE GAULLE ET LE CONNÉTABLE DE BOURBON
Déroutante au plus haut point comme tous les grands personnages historiques, serait-on tenté de dire, la figure inclassable du général français. Celle d’un militaire au dessus de tout –brillant théoricien (« Le Fil de l’épée »), (1932) , qui avait prêté sa plume rien de moins qu’au Maréchal son rival, et qui cherchant a tout prix à reconnaitre la défaite militaire de la France, et non seulement politique, comme le pensait le Maréchal Pétain (et il n’avait pas tout à fait tort)-, dans le cadre, insistait-il une et autre fois, non pas d’une guerre franco allemande, mais d’une Guerre Mondiale, se privait par cela même, de pouvoir jouir, lui, de la victoire, sur le champ de bataille je veux dire. Et c’est ce que fait dire à certains que ce que de Gaulle appréciait et admirait -et jalousait- du Général Franco, ce qui l’avait poussé à lui rendre visite juste avant sa mort –au grand dam de la bien-pensance et devant les robes déchirées de tous les annalistes et commentateurs des médias alors-, était ceci précisément, qu’il voyait dans le chef d’état espagnol le grand vainqueur –non pas dans les coulisses, et dans le jeu de la grande politique internationale- mais sur le champs de bataille (au cours, c’est vrai, d’une guerre civile)
Personnage plus que vraisemblable surtout, le général De Gaulle, sur le plan de la vie privée, et sentimentale. D'où ressort tant mal que bien la figure –de Mater Dolorosa- de son épouse (fidèle), Yvonne, cible de toutes les railleries quelque années à peine plus tard –en Mai 68-, et surtout celle de la fille à eux deux, frappée du syndrome de Dawn, un détail, rien que cela, objet néanmoins de rigoureux black-out dans toutes les biographies parus –a ce que l’on sache- sur le général à`présent, étonnant tout de même au plus haut point surtout lorsqu’on pense au grand dam de toutes les médias aux États Unis scandalisés du pudique voile entourant là-dessus une des candidates à la vice-présidence, dans la candidature du Mc Cain, lors des élections qu’avaient valu la présidence à Barack Obama. Devenue néanmoins celle-là, vedette (incontestée) du film, au point qu’on aurait pu titrer celui-ci « La fille du général » (ou quelque chose comme cela)
Il y a néanmoins un point qui ressort de manière forte de ce film hagiographique, et c’est l’anglophilie de De Gaulle, comme un écho a peine de la francophilie –à peine déguisée (dans les efforts au bord du pathétique de s’exprimer en bon français)- de son interlocuteur, au moment surtout où ils sont sur le point de sceller un accord de fusion entre les deux pays, au grand dam de la classe politique française et des médias là-bas, ce qui les fit faire marche en arrière finalement.
Car de même que Dominique Venner –hors de tout soupçon- se croit dans le droit de voir derrière la politique algérienne du général De Gaulle –si déroutante au yeux de certains de ses subordonnés, allant même jusqu’à la qualifier de trahison (et à la France et à ses propres engagements)-, rien qu’une vue européenne de la destinée française, au détriment des voies méditerranéennes –et africaines- où elle semblait pour de bon engagée, je pense avoir tout le droit également de voir dans ces choix gaulliens –lors de la II Guerre Mondiale- un écho, aussi lointain fut-il, du parti de l’Etranger (sic), sillonnant depuis le fond des siécles l’Histoire de France.
Tel que je l’avais lu dans un ouvrage consulté a l’Annexe psychiatrique de la prison de Forêt –lors de l’une de mes incarcérations-, d’un auteur, Henri Bordeaux, hors de tout soupçon, et c’était dans l'un de ses ouvrages historiques, sur la figure, en clair-obscur, du connétable de Bourbon. Un parti qui ne fut pas moins celui des Borguignons de la Guerre des Cent Ans, passant par la Ligue et le Duc de Guise (alliés de l'Espagnol) Jusqu’à la Collaboration
dimanche 24 mai 2020
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vendredi 27 mars 2020
MAI 68 ET VATICAN II (3)
Je reviens sur l’article auquel nous avons fait objet des commentaires ici concernant Mai 68 et les catholiques, et c’est que la pensée m’est venue soudain –en rapport sans doute avec l’actualite chilienne (très fievreuse) des dernieres semaines- d’une figure emblematique au plus haut point de l’engagement soixante-huitard –dans un sens tout de même. rádical revolutionnaire- d’un secteur du catholicisme belge, à la une des médias dans les pays de lange espagnole en ce moment, et resté à peu près inconnu du public belge -et pratiquement oublié aujourd’hui en tout cas-, quoiqu’il en soit. Et je fais par là allusion au pére jésuite belge –un Bruxellois d’origine flamande, né a Saint-Jean Molenbeek- Roger Vekemans, lui ayant été conferées les plus hautes responsabilités ecclésiales dans l’action pastorale de l’Eglise -celle d’apres le Concile-, sous la devise de "l’option préferentielle pour les pauvres", et dans le cadre (ecclésiastique) du DESAL –Centre pour le développement économique et social des pays de l'Amérique Latine- qui joua un grand rôle –"d’influencer"- dans la période de la présidence au Chili du démocrate-chrétien Eduardo Frei, ayant précéde le gouvernement (marxiste) de Salvador Allende.
Au point qu’il devint cible privilegié des attaques et mises en garde de l’antenne chilienne du mouvement intégriste Tradition Famille et Proprieté (TFP) (voir photo), répandu dans tous les pays hispaniques, et devenu le courant principale –en rivalité tout de même avec le mouvement gravitant autour du séminaire d’Econe dont nous avons déjà ici parle- de la mouvance integriste (et anti-soixante-huitarde) dans l‘après Concile Vatican II. Et en fait, je ne pris connaissance du personnage que par la lecture d’un best-seller de la TFP de ces années-là –fin des années soixante, debut des années septante- "Frei, el Kerenski chileno" où il était présenté –et cloué au pilori, cela va de soi- comme le vrai cerveau de la Révolution en Liberté prônée par la Présidence Frei sur base à un programe de confiscations terriennes très radicale, et faisant ainsi le lit –d’après le mouvement intégriste- de la politique –de "socialisme au visage humain"- du gouvernement d’Union Populaire d’Allende qui s’en suivit juste après. Figure devenue tres polémique et controversée quoiqu’il en soit, cible aussi bien des attaques des intégristes, en Chili, que -après avoir quitté le pays suite au coup d’Etat-, en Colombie où il fut dénoncé comme agent de la CIA par la gauche et obligé tout de même par la droite –sous l’accusation de communiste- à quitter finalement le pays. Et il finira paisiblement ses jours -dans l'après-Pinochet-
dans une residence des jésuites, de la capitale chilienne, Santiago, frappé d’une mort soudaine. Figure illustrative tout de même, Roger Vekemans, et de l’engagement soixante-huitard (révolutionnaire tout de même, prônant la lutte armée), en Belgique plus qu’ailleurs, de nombre des catholiques alors, et au-delá, de cette gravitation –quelque peu mystérieuse- du catholicisme, belge, et celle de l’Université Catholique de Louvain, dans les moments de plus graves crises des pays hispaniques, que ce soit au Mexique –lors de la guerre des cristeros (*) (des anciens louvanistes également, aussi bien des prêtres que des laïcs, les leaders de ces derniers)-, en Chili –tel que nous venons de le voir- ou même en Colombie, à travers la figure autrement symbolique de prêtre revolutionnaire (« cura guerrillero ») -e icône précurseur de la théologie de la Libération- Camilo Torres, ancien louvainiste (nota bene), là où il fit conaissance et noua des très forts liens d’amitié avec le prêtre et enseignant, plus tard devenu chanoine, Francois Houtart
(*) Cette empreinte louvaniste du mouvement cristero mexicain est illustrée -outre par certains de ses dirigeants (dont le louvaniste Padre Pro)-, par la présence dans le pays, en tant que correspondant du journal catholique d'obéissance ecclésiale "Le XXème siècle", de Léon Degrelle pendant la guerre civile. Ce qui explique l'engouement dont sa mémoire est encore aujourd'hui indéniablement l'objet dans un secteur de la jeunesse là-bas






