dimanche 24 mai 2020

JE ME CONFINE, ERGO SUM?

« Je me confine, donc nou sommes », voilà le tour de force inattendu, la nouvelle formulation néocartesienne du cogito ergo sum, des temps de pandemie. Elle est dûe –pareille originalité- à une professeure francaise, de nationalité (il faut le présumer), mais au nom de résonnances familières –eloigne de moi cette calice, par pieté !- qui en profite, dans un article paru recemment, et faisant ainsi flèche de tout bois, pour atteindre –ne fut-ce que par ricochet- le docteur Didier Raoult, comme à la rescousse dirait-on de tous ceux qui d’une manière ou d’une autre, se sentent menacés ou mis en question par son indéniable percée dans l’opinion et par le défi de ses paroles et la liberté de ses prises de position face à l’établissement scientifique et medical. Liberte pour quoi faire?, disait dédaigeux Vladimir Lénine. Et ses paroles résonnent lugubrement de nos jours, chez beaucoup d’espagnols du moins, devant l’annonce de la nomination à la tête (comme viceprésident) de la Commision (s’il vous plait) de Reconstruction Nationale, et c’est de quelqu’un proche du parti socialiste (PSOE) au pouvoir et du president du gouvernement espagnol Pedro Sanchez qui prône, tous draps deployés, une politique du confinement d’une rigueur et sévérité extrèmes et sans parangon dans aucun autre pays europeen. Qelqu’un, en outre, celui dont je fis allusion, qui revindique sans complexes l’héritage ideologique leniniste. Vraiment ! C’est de mauvais ton peut-être le rappeler, mais je n’y peux rien. Et c’est la

vendredi 17 avril 2020

NÉGATIONNISME ET PSYCHIATRIE

Négationnisme, nouvelle forme du crime de l’Humanité, qui comme le peché contre l’Esprit ne connait pas de pardon ni dans la vie d’ci-bas ni dans celle d’outretombe. SoiT la négation des chambres à gaz ou d’autres points du récit officiel de la Seconde Guerre Mondiale, soit celle du corona virus et tout ce que de près ou de loin s’y rapporte. Telles que les mesures de confinements, en Allemagne –du gouvernement d’Angela Merkel- comme vient de l’apprendre à ses frais une juriste de Heidelberg, Beate Bahner, internée manu militari en psychiatrie –bien que relachée peu après- qui voulait saisir la Cour Constitutionnele à ce sujet, aux noms de libertés qui lui semblent mises en danger par la pandémie et par les fièvres et les paniques -et les mesures pari passu du genre liberticide en (flagrante) violation des droits el libertés les plus fondamentaux- qu’elle génère. L’incident aura servi du moins à mettre en lumiere cette dérive inquietante de l’Etat de droit de nos jours –et la grave menace et inadmissible chantage qui vont de pair- que comporte le reproche ou accusation de folie -teinté, aujourd´hui comme tojours, de la note d’infamie, une peine nota bene officiellement inexistante, inconnue, comme quelque chose propre de l’Ancien Regimen, dans nos modernes démocraties- et le recours de plus en plus fréquent des pouvoirs publics qui s’en servent en vue de démolir para tous les moyens ses opposants. Ce qui en Allemagne –la République Federale de nos jours, je veux dire- éveille fatalement des spectres d’un passé relativement récent, d’avant la chute du Mur, et des pratiques policières courantes dans l’Allemagne de l’Est. Ancien membre de la Stassi ou du moins tout proche en tant qu’ancien militante (reconnue) des Jeunesses Communistes, auxquelles l’actuel chef du gouvernement allemand, fille d’un pasteur protestan en mission –d’apostolat- dans la RDA, avait appartenu ? Inquietant et troublant quoiqu'il en soit, quelque chose devant quoi les citoyens ordinaires semblent dépourvus de la moindre defense, tant les mentalement sains comme les malades. Un pas de plus somme toute, dans la criminalisation, tout au long de l’Histoire de la Folie, comme l’explique Michel Foucault dans son ouvrage la-dessus. Ils commencèrent -au sueil de l’Age Classique comme il appelle les temps (et les systèmes) de démocratie- par interner les malades mentaux, pour quelques siècles plus tard finir par reserver -et ceci pour compte de ces derniers- le meme sort aux opposants mentalement sains. Faisant ainsi flèche de tout bois á l’heure de barrer la route à des concurrants potentiellement dangereux, comme Marine Le Pen, il n’y a pas si longtemps, ou se dressant comme une épée de Damôcle devant les plus bruyants et tonitruants et obstinés de l’espèce revisionniste (....) Faisant fi ainsi du droit sacré à notre liberté intérieure, comme je l’avais fait valoir -ce qui me valut sa reconnaisance (à tout seigneur, tout honneur)- devant l’illustre titulaire, Pedro Polonio, de la chaire de Psychiatrie de l’Universite de Lisbonne alors –qui risquait avec moi, disait-il, toute sa réputation professionelle et scientifique-, chargée par le juge de m’examiner lorsque je me trouvai prisonnier en Portugal, suite à mon geste de Fatima. Lá ou l’exemple d’Ezra Pound (voir photo) se dressait dans mes souvenirs, je l’avoue, comme seule consolation et argument. Lui qui évita la condamnation a mort –pour des faits de collaboration intellectuelle pendant la Seconde Guerre Mondiale (en Italie)- par l’internement et qui relâché bien des années après, vint en Europe où il traita les Etats-Unis, sa patrie, sans le mondre complexe, de pays de fous (sic) Dans quel pays, maintenant, dans quel monde vivons-nous ?

lundi 13 avril 2020

CHERCHEURS CONTRE MÉDECINS

La meilleure amie -malade du corona virus et en voie tout de même de guérison -de Brigitte, l’épouse de Emmanuel Macron, lui passait, cela fait à peine quelques jours, son médecin soignant, personne d’autre que Didier Raoult, au téléphone, résultat, presque dès le lendemain, dans son centre hospitalier et universitaire « Mediterranée » à Marseille, ce dernier recevait–en gloire et majesté (voir photo) - la visite de monsieur le président de la République, s’il vous plait. Le fait, tout sauf anecdotique, outre de bannir pour de bon toute la vague de critiques et sales blagues inlassablement déversées pour compte du microbiologue marseillais devenue une superstar, aura eu en échange l’effet de mettre au grand jour la lutte sourde qui couvait depuis bien avant, depuis le début de la pandemie –et on dirait que depuis toujours-, entre les médecins –ou « guérisseurs »- et la clique, ou la race des chercheurs (et chercheuses) pour compte de la Santé–« médecins de bureau » les appelle Raoult-, de ceux qui ne sont –ajoute-t-il- « ni médecins, ni n’ont jamais gueri personne » A quoi servent-ils donc ? À faire avancer la Recherche, nous souffle-t-on, comme dans une pétition de principe, sans rougir. Ah bon ! (----)

vendredi 3 avril 2020

VIVE LE DOCTEUR RAOULT !!!

Didier Raoult? En Belgique –on dirait-, « on ne connait pas ». Le médecin, microbiologue et infectiologue francais –en poste à Marseille- dont tout le monde parle, et au centre d’un debat –avec l’epidemie (ou pandemie) du corona virus en toile de fond- qui passione l’opinion publique d’un pays a l’autre et on pourrait dire, compte tenu des circonstances, dans la planète toute entière, fait néanmoins figure d’illustre inconnu en Belgique, pour l’ensemble de son opinion publique qui semble peu ou prou s’y interesser, et se sent par ce debat encore moins concernè. Symptomatique ? Va savoir. Et ce serait de par la puissance énaurme –et réellement disproportionnée, sans parangon autre qu’avec la Justice, dans le cadre de l’Etat et au sein de la societé belge- dont le lobby sanitaire (en grosses majuscules, la Santé) jouisse dans celui qu’on est tenté parfois irrépressiblement (encore et toujours) de’appeler petit pays. Appareil tentaculaire avec ses réseaux d‘hôpitaux publiques et juste a coté, ses hôpitaux et cliniques privés (coûteux et inaccesibles par definition) , en échantillon du compromis a la belge –en paralèle à celui qui est monnaie courant dans le domaine politique et linguistique- dans tout ce qui touche de pres ou de loin à la Santé et son assistanat. Et avec ses réseaux -non moins étouffants- de médecins traitants, secteur ou domaine institutionnel emblématique et influent au plus haut point ici, vraiment. Héritage lointain du medecin de famille de jadis, de libre choix autrefois, qui le reste toujours aujourd’hui, mais un petit peu moins. Point de passage obligé plutôt on serait tenté de le dire, qu’il faut suivre pas à pas, sous peine d’etre « radié » (et je n’exagère pas) Savoir, d’être l’objet de suspicion –et médisances- et exclusion á la fin, et à la merci de toutes sortes de brimades et vilenies et harcélement a l’intérieur de la sainte/famille (je veux dire au sein des gens du métier, avec des forts reflets corporatifs, s’il vous plaît) et c’est dès qu’on met le pied dans leurs établissements et dès que l’unanimite d’une penséee -unique- médicale, ou l’ordre ètabli dans les comportements au niveau des protocoles médico-sanitaires, par des faits ou par des paroles, semble ne soit-ce qu’un peu etre mis en question. Où est-ce que vous voulez aller par là? –j’entends la reaction décontenancée, de ceux qui me lisent déjà. Tout simplement, d'essayer de décrypter a mes yeux d’abord et pour tous ceux qui me lisent ensuite, cette sensation drôlement incomfortable qui m’envahit fatalement –a mon âge- pour la première fois dans ma vie, ma fois, depùis quelque temps déjá, et ceci –soit-il dit dans ma décharge et vu ma condition d’étranger ici- depuis pas mal d’années de séjour Belgique, ou en transit ici, aussi bien du coté francophone que du cote flamand. Et c’est, carrément dit, de manque de liberte, bref de me sentir parfois l’objet d’abus de pouvoir dans le domaine médical et partant –ce qui est bien plus grave- de me sentir menacé dans mon intégrité physique ou du moins, de manque ou privation de convenable assistance médicale –un spectre qui nous hante toujours,tous les citoyens,  -le corona aprés ou avant-, ces derniers temps (et comme toile de fond, le Grand Remplacement) , et c'est en guise de retaliation ou du moins de (serieux) avertissement. Et c’est ce que le professeur Raoult semble etre venu a point nommé á mettre au grand jour dans les réflecteurs des médias de la presse globale. Et c’est par les graves dénonciations qu’auront accompagnée sa percée foudroyante dans l’opinion. En ce qui concerne, par exemple, la politique du confinement, qu’ici on est en train d’appliquer un peu moins radicale, voire moins brutale, que dans d’autres pays –comme la France ou l’Espagne (mais attendons voir)- et prenant néanmoins distance à la fois d’autres pays non moins proches comme la Suisse ou le Pays Bas qui ont choisi d’autres voies de prevention et contrôle de l’epidemie, plus souples et plus civilisées, sans parler de l’Allemagne et n’en parlons pas d’autres cas de figure emblématiques en extrême aussi comme c’est la Corée du Sud. Et c’est lorsque le docteu mentionné dénonce la politique du confinement –telle qu’elle est en train d’etre appliquée maintennat, non pas seulement aux cas testés positifs mais a l’ensemble de la population- comme quelque chose propre (sic) au Moyen Age et en tout cas –comme on l’a vu avec des Espagnols et Italiens- loin d’être efficace. Et des voix s’élèvent en France en même temps, leur constitution et leur code de droit penal a l’appui, pour dénoncer comme crime (sic) contre l’Humanité, toute forme de privation (grave) de liberte physique, tel que c ‘est le cas maintenant- . Et en Espagne on pourrait parler d’un droit reconnu dans leur Constitution –niée o meconnue de par l’état d’alarme que vient de déclarer l’actuel gouvernment (socialiste, et de gauche extrême sur bien de points), savoir, le droit a la libre circulation (sic), qui se voit l’objet de serieuses entorses -l'une derrière l'autre- autorisées seulement par la Constitution, dans le cas non pas d’état d’alarme mais d’etat de siège ou d’état d’exception. Par où l’on voit l’importance et la gravité –en dedans et en dehors du domaine mèdical- du débat declenché par le Docteur Raoult dernièrement. Qui aurai eu la vertu de délier les langues de certains leur permettant d’y voir clair, a l’aide du docteur controversé, empetré souvent (ce que l’on voit bien maintenant) de par ses recherches et l’exercise de son métier -de médecin-,  dans des conflits d’intérêts avec les plus hautes instances de la politique sanitaire francaise au niveau gouvernementale, tel que se voit illustré par son contentieux bruyant –et á la une des medias- avec la ministre de la Santé du gouvernement Macron, Agnès Buzyn et son mari, Yves Lévy, infectiologue comme Raoult –et aussi prestigieux que ce dernier-, impliqué dans un projet de residence biologique (anti-virale) quelque peu de temps à peine avant l’éclatement de l’épidemie dans ce qui devint l’épicentre de celle-ci, en Chine, savoir la ville de Wuhan (...) A ce point elle nous semble forte en effet, l’empreinte dont nous nous sentons être l’objet ou victime désormais et c’est d`avoir été trainé au beau milieu d’un (autre) conflit d’intérêts et de la pensée unique médicale, sinon du despotisme et du pure caprice d’une des figures du plus haut relief dans la santé belgue –concrètement en neurologie- lors de mon hospitalisation quelques semaines, suite à l’AVC dont je fus l’objet (fin juillet 2017) et devant la volonté obstinée (et injustifiée) de celle-ci -et de mon refus inalterable en parallèle – de me fixer en chaise roulante (on dirait que pour le reste de mes jours) Liberté dans le domaine médical !!! Maîtres à jamais de nos âmes et nos corps, et toujours debout!!! Vive le docteur Raoult !!!

vendredi 27 mars 2020

MAI 68 ET VATICAN II (3)

Je reviens sur l’article auquel nous avons fait objet des commentaires ici concernant Mai 68 et les catholiques, et c’est que la pensée m’est venue soudain –en rapport sans doute avec l’actualite chilienne (très fievreuse) des dernieres semaines- d’une figure emblematique au plus haut point de l’engagement soixante-huitard –dans un sens tout de même. rádical revolutionnaire- d’un secteur du catholicisme belge, à la une des médias dans les pays de lange espagnole en ce moment, et resté à peu près inconnu du public belge -et pratiquement oublié aujourd’hui en tout cas-, quoiqu’il en soit. Et je fais par là allusion au pére jésuite belge –un Bruxellois d’origine flamande, né a Saint-Jean Molenbeek- Roger Vekemans, lui ayant été conferées les plus hautes responsabilités ecclésiales dans l’action pastorale de l’Eglise -celle d’apres le Concile-, sous la devise de "l’option préferentielle pour les pauvres", et dans le cadre (ecclésiastique) du DESAL –Centre pour le développement économique et social des pays de l'Amérique Latine- qui joua un grand rôle –"d’influencer"- dans la période de la présidence au Chili du démocrate-chrétien Eduardo Frei, ayant précéde le gouvernement (marxiste) de Salvador Allende. 

Au point qu’il devint cible privilegié des attaques et mises en garde de l’antenne chilienne du mouvement intégriste Tradition Famille et Proprieté (TFP) (voir photo), répandu dans tous les pays hispaniques, et devenu le courant principale –en rivalité tout de même avec le mouvement gravitant autour du séminaire d’Econe dont nous avons déjà ici parle- de la mouvance integriste (et anti-soixante-huitarde) dans l‘après Concile Vatican II. Et en fait, je ne pris connaissance du personnage que par la lecture d’un best-seller de la TFP de ces années-là –fin des années soixante, debut des années septante- "Frei, el Kerenski chileno" où il était présenté –et cloué au pilori, cela va de soi- comme le vrai cerveau de la Révolution en Liberté prônée par la Présidence Frei sur base à un programe de confiscations terriennes très radicale, et faisant ainsi le lit –d’après le mouvement intégriste- de la politique –de "socialisme au visage humain"- du gouvernement d’Union Populaire d’Allende qui s’en suivit juste après. Figure devenue tres polémique et controversée quoiqu’il en soit, cible aussi bien des attaques des intégristes, en Chili, que -après avoir quitté le pays suite au coup d’Etat-, en Colombie où il fut dénoncé comme agent de la CIA par la gauche et obligé tout de même par la droite –sous l’accusation de communiste- à quitter finalement le pays. Et il finira paisiblement ses jours -dans l'après-Pinochet-
dans une residence des jésuites, de la capitale chilienne, Santiago, frappé d’une mort soudaine. Figure illustrative tout de même, Roger Vekemans, et de l’engagement soixante-huitard (révolutionnaire tout de même, prônant la lutte armée), en Belgique plus qu’ailleurs, de nombre des catholiques alors, et au-delá, de cette gravitation –quelque peu mystérieuse- du catholicisme, belge, et celle de l’Université Catholique de Louvain, dans les moments de plus graves crises des pays hispaniques, que ce soit au Mexique –lors de la guerre des cristeros (*) (des anciens louvanistes également, aussi bien des prêtres que des laïcs, les leaders de ces derniers)-, en Chili –tel que nous venons de le voir- ou même en Colombie, à travers la figure autrement symbolique de prêtre revolutionnaire (« cura guerrillero ») -e icône précurseur de la théologie de la Libération- Camilo Torres, ancien louvainiste (nota bene), là où il fit conaissance et noua des très forts liens d’amitié avec le prêtre et enseignant, plus tard devenu chanoine, Francois Houtart

(*) Cette empreinte louvaniste du mouvement cristero mexicain est illustrée -outre par certains de ses dirigeants (dont le louvaniste Padre Pro)-, par la présence dans le pays, en tant que correspondant du journal catholique d'obéissance ecclésiale "Le XXème siècle",  de Léon Degrelle pendant la guerre civile. Ce qui explique l'engouement dont sa mémoire est encore aujourd'hui indéniablement  l'objet dans un secteur de la jeunesse là-bas 

jeudi 23 janvier 2020

AFFAIRE DREYFUS, POLITIQUE D'ABORD

« J’accuse » (Affaire Dreyfus), le quatrième –avec un film sur Van Gogh (ou le bon tiers de celui-ci, a proprement parler, car je suis sorti après), et aussi, “Nous finirons ensemble” (avec Marion Cotillard) et “la Belle Époque » (avec Doria Tillier et Daniel Auteil) et « Selfie » (ou plutot la moitié, même pas, de celui-ci), dans la liste du parcours lent et laborieux de mon retour de ces deniers mois aux salles de cinéma que j’avais données (à tort) comme mourantes –comme le papier, comme les vinyles (comme les mouchoirs), comme tant d’autres choses, victimes (entre autres) de la révolution numérique en cours, et qui, oh divine surprise!, tiennent toujours le coup (....) Affaire Dreyfus, loin de moi cette coupe, que je serai tenté de dire. Et pourtant je l’ai bu cette fois, cette coupe, jusqu’à la lie, en regardant ce film (de Roman Polanski) Un bon film, un bon et convaincant film, mais pas trop (...) De par des scènes percutantes comme celle du début, la scène -en plein air- de la dégradation avec tous le honneurs (ou déshonneurs) militaires, du célèbre officier (juif), accusé de haute trahison (l’équivalent du délit de lêse majesté de jadis), et la réaction criarde de celui-ci, criarde, stridente au plus haut point, a un point tel que chez d’autres que Dreyfus elles ne passeront jamais. En Belgique du moins (et je sais de quoi je vous parle, ma foi) Et de par les scénarios des villes françaises d’alors si réussis ou de par le rôle –en extrême performant- joué par deux acteurs sur deux des principaux personnages dans cette affaire, le colonel Picquart, et –surtout- celui du lieutenant-colonel Henry , la vrai victime de l’affaire et voila que c’est dit (....)

mercredi 2 octobre 2019

"RADIO-TRAITRE" HEROLD-PAQUIS?

("GUERRE CIVILE EUROPÉENNE" n· 20)
« Radio-traitre », ainsi nomme dans son titre de la couverture, un ouvrage apparu ces derniers jours dans les vitrines de la librairie universitaire à l’entrée de l’ULB, le journaliste français Jean Hérold- Paquis, figure de relief de la Collaboration et mort à la fin de la guerre, exécuté par pendaison après avoir été inculpé et condamné -sans se renier en quoi que ce fut- pour un délit de (haute) trahison de par ses allocutions radiophoniques germanophiles pendant l’Occupation, des chroniques de guerre purement sans d’autres connotations, celles néanmoins enregistrés et entendus tout au long de son jugement dans la salle d’audience comme seule charge à son encontre-, sans d’autres preuves ni temoignages, ce qui aujourd’hui ne laisse pas de poser des questions. Et ce par quoi il passa automatiquement à faire partie d’une catégorie particulièrement honnie par la bienpensance, celle des propagandistes de guerre, à coté de William Joyce (« lord Haw-Haw »), de John Amery (fis d’un Lord), et de Philippe Henriot. Sans oublier non plus, bien sûr, Ezra Pound (...) Un perdant ayant fait le mauvais choix, certains seront tentés de se dire. Un incivique de plus diront certains en me lisant. Pas tout à fait