
Feuilleton de la II Guerre Mondiale, du conte d’alors, à ne pas en
finir, des bons et des méchants : cette semaine dans la dernière édition du « Soir Mag », supplément graphique du journal belge "Le Soir". Témoignage poignant
jusqu’à fondre en larmes –de tendresse et surtout de repentance- du fils d’un
engagé (volontaire) dans les Waffen-SS (qui finit par se suicider,lui de même que son frère, du remords) (...) qui ne dit pas son nom, n’empêche que
ceux qui sont au parfum de son récit savent de qui s’agit-il, pour de bon.
Ce que mon ami et correspondant feu Ernst Nolte appelait Denontiation Literatur
(Littérature de dénonciation) Rien à surprendre, depuis tant d’années de
séjour ici, mais il y a tout de même –dans ce belligérant reportage (si tendancieux) quelque chose de nouveau. Et ce sont les propos quelque peu surprenants
-en guise d’aveux- de l’un des coauteurs du reportage- sur la peur (sic) -d'ouvrir la boîte de Pandore- dans les
milieux de la Justice
belge (civile et militaire a la fois) Et c’est des critiques –en alluvion,-
dans le passé, à l’encontre d’une
justice "politisée » (et partisane), "arbitraire" et expéditive". Peur de ça, seulement?, et peur au point
de les traumatiser (sic)? De par quelques timides témoignages que les médias belges,
ici et là auront laissé filtrer au cour des années après la fin de la
II Guerre Mondiale, perdus, immergés ces
derniers dans sa guerre de propagande sans fin et sans merci, à ce sujet, qu’ils auront menée
jusqu’à présent (contre "les méchants")? Cela me laisse un petit peu perplexe, je l’avoue.
Perplexe et pantois. Car depuis tant d’années ici, on a eu le temps de entendre
des bruits et des racontars, ma foi. Peur de la Vérité historique ou
judiciaire (cela m’est égal) ? Car la Mémoire Historique
ne vaut pas seulement que pour ces pauvres espagnols peu aptes à présentation -métissés, ou mâtinés, ou ambrés
(sic) ou que sais-je de vrai. Passons, sur la pointe des pieds, je veux dire,
car c’est là le fond, le noyau dur –comme on aimait dire à l’ULB (de la doctrine
et des dogmes catholiques)- de la question (....) Peur chez des magistrats –tant
civiles que militaires- qu’on puisse mener l’enquête (ou les recherches) loin
de trop ? Ou peur de la vérité toute nue qui puisse rejaillir à un moment
ou a l’autre sur nous tous de mème que sur eux? (....)
La vérité non pas de ce qui arriva sur les lignes du front, à l'Est -le grand alibi- ou ailleurs (sur ce que je me suis déjà prononcé dans ce blog). Mais la vérité de l'arrière-garde (...) La Vérité par exemple des circonstances entourant la mort –un crime (sic) qualifié ainsi, il n’y a pas si
longtemps, par certains chercheurs du CEGESOMA, hors de tout soupçon (par définition)-, de Paul Colin
(horreur!) (voir photo), journaliste et éditeur, chroniqueur et critique d‘art hors pair, tué sans sommation, dans la nuit sur base seulement à des accusations
(de délation) sans aucune preuve, par des
coups de feu dans le dos d’un jeune, tête brûlée aux ordres d’un comité (sic), secret, fonctionnant au sein de l’ULB (....)
de résistance intellectuelle à l’Occupation (ou
quelque chose de ce gout-là).
Ou de la mort de Joris Van Severen, dans la vraie version que j’ai appris il y a peu, car la vulgate
circulait depuis toujours qu’il avait trouvé la mort en sortant imprudemment du
kiosque –en guise de refuge-, au centre d'Abbeville, petite ville en France, près de la frontière belge, par les surveillants armés
-français-, qui les gardaient et surveillaient–et à qui il avait été remis par les autorités
belges (...)-, lui ensemble avec un tas de prisonniers (politiques, belges), pendant un
bombardement allemand. Pour apprendre finalement que les surveillants leur
faisaient sortir du kiosque pour les achever un par un (....)
Ou ce pharmacien, père des
rexistes, volontaires des Waffen SS, c’est vrai, déjà lui d’un certain âge, tué
toujours sans sommation d’un coup ou rafale de fusil mitrailleur, derrière le comptoir -où il se trouvait- de sa
pharmacie, au coin de la Chaussée d’Anvers et de celle qui monte vers la Basilique (de Koekelberg),
se dressant le bâtiment vide, seul -comme un témoin (witness) muet- dans un terrain à bâtir pendant des années et
des années jusqu’il y a peu, de par la volonté des siens certainement
qui se refusaient à vendre, à ne pas en douter, pour un devoir de mémoire il faut supposer. Ou d'autres récits de certains -comme du vécu-, et c'étaient des femmes de rexistes qu'on s'échangeait et partageait contre des paquets de cigarettes à la Libération (...) Ou du pourcentage abusive des peines de mort (exécutées) parmi des "inciviques" d'extraction catholique à la Libération, de préférence aux laïcs ou protestants, au relent (très fort) ceci de guerre de religion. Arrêtons la comptabilité de dommages (et intérêts) pour de bon!
Memoria procellosa, disait
les classiques, cela veut dire labyrinthique (et trompeuse et fallacieuse) Jusqu’à
un certain point seulement. Car qu’est-ce qu’il y a dans ces dossiers –aux Archives
générales du Royaume- de libre accès désormais et pas
beaux a voir (sic) tel qu’on peut y lire ? Des faits –ou des délits de dénonciation-
comme dans toutes les guerres, et à fortiori comme dans toutes le guerres civiles.
Suivis de déportation pour la plupart, certes. Mais pas (dans la plupart des
cas du moins) des rafles meurtrières –« sacas »-
la nuit, comme en Espagne par exemple pendant la domination rouge en 36 (lors
de la guerre civile), sans la circonstance atténuante là bas au surplus de l’occupation
militaire (étrangère), ou des bombardements(alliés) d’ici -stratégiques en apparence,
d’attrition en réalité, visant la population civile (à Ixelles, par exemple, ou
à la gare d’Etterbeek)-, objet d’un black-out presque total mes années de séjour
ici. Halte à la guerre civile européenne!
Car j’avoue
l’avoir pensé deux et trois fois avant d’écrire ceci, et probablement ce qui m’aura
poussé à le faire finalement ce sont les deux noms, figurant (seuls, comme par
hasard) dans le reportage auquel je fais allusion, liés de tout près (comme par hasard) tous les deux
(seuls) au dossier –du coté de l’accusation- de mon expulsion de la Royale il y a quelque années.
Passons. Oui, mais.
Des enfantillages (sic) cela, chez des jeunes (et brillantissimes)
chercheurs? Chez eux, oui, mais pas chez certains autres, impliqués (également) de près dans cette affaire, experts avérés
au fil des années dans l’art difficile et laborieux -et insidieux- de manier et de tirer des
ficelles, et de la Recherche
(scientifique) et de la
Justice (aussi bien civile que militaire) Voilà (ouff!) qui
est dit.
Encore une dernière fois : halte à la guerre civile !