jeudi 8 décembre 2016
ALEP ET LA SUISSE
Vue de Lausanne, une des villes les plus belles au monde (à mon goût, et je ne crois pas que j'exagère) La Suisse se montrait terrain propice pour l'intégrisme islamique cela fait quelques trente ans, lorsque j'y avais séjourné trois mois, à Lausanne justement. Et à la mosquée (improvisée) qui se trouvait juste en face de la gare toute une petite foule d'immigrés musulmans se rassemblaient pour la prière sous la direction d'un imam très jeune libanais -d'une famille de notables de son pays à ce que je crus comprendre- qui me reçut un jour, un vendredi, aimable chez lui, dans la mosquée, pour une brève rencontre où en toute bonne foi -et naïveté- et sans la moindre mauvaise intention, je lui posai pas mal de questions -que je me posais (plein inquiétudes) moi-même- sur un phénomène, l'intégrisme islamique alors en plein essor dans le Proche Orient et dans les pays européens. Au bout de quelque minutes néanmoins, ils du sentir, ma foi, quelque chose en moi qui lui déplut, lorsque son ton changea brusquement et me signifia à bout portant qu'il sentait comme une auréole (sic) -sous-entendu d'orgueil- autour de ma tête, et je sentis comme s'il était en train -de par son regard- de me foudroyer d'une fatwa, et je n'exagère pas. Toujours est-il que je me pressai de lui dire poliment au-revoir et de m'en aller, a la vue de tous ses fidèles -immigrés dans la presque totalité- qu'y affluaient pour la prière )---) C'en était fini, de l'incantation chez moi (...) La poussée de l'intégrisme islamique en Suisse (romande) touchait aussi -comme je pus le constater alors- un noyau de suisses convertis, jeunes, de milieux aisés pour la plupart, dont l'un des chefs de file l'était sans doute un journaliste de Berne -Huber-, d'une famille protestante et converti à l'Islam. Et ils me viennent tous ces vieux souvenirs à l'esprit devant la nouvelle de la présence à Genève d'un soi-disant maire d'Alep Est -contrôlée par les rebelles jusqu'à maintenant et réduit ces dernières heures à un dernier carré- qui demandait des observateurs suisses en Alep (assiégé) Signe de désespoir d'un rébellion qui fut l'enfant choyé des médias occidentaux, et qui voudrait trouver maintenant d'urgence un havre de paix privilégie dans le pays du refuge. En vain, c'est mon pari en tout cas. Et c'est surtout un souhait, de tout mon cœur
mercredi 7 décembre 2016
ALEP ET LA BELGIQUE
La Vieille Cité d'Alep, au plein cœur de la guerre civile en Syrie. Au premier plan, la Citadelle et la Grande Mosquée des Omeyyades classées patrimoine de l'Humanité qui furent toujours sous contrôle du régime syrien dès le début du conflit. Le reste du centre historique de la ville, aux mains de la rébellion depuis 2012, aura passé sous contrôle des forces pro-Assad au cours des dernières heures. Le glas sonne pour une rébellion syrienne choyeé -et armée et encouragée- par les puissances occidentales dès le début de la guerre civile et qui aura eu dans la diplomatie belge un de ses principaux supports. Le ministre des Affaires Étrangères, Didier Reynders, ne demandait-il encore pas plus loin qu'en février dernier que de traduire Bachar-el-Assad devant la justice pénale internationale ? Où était-elle restée la tradition de neutralité qui avait inspiré la diplomatie belge depuis la naissance de l'état belge indépendante, condition sine qua non de la naissance de celui-ci même ?
mardi 6 décembre 2016
JACKY MORAEL. NÉCROLOGIE INCORRECTE
Sur la photo, les Étangs d'Ixelles. L'un des plus beaux lieux de cette commune de l'agglomération de Bruxelles, où j'aurais vécu tant d'années depuis mon arrivée en Belgique. J'avais lu une fois chez un écrivain et romancier espagnol (de gauche) que lorsque quelqu'un meurt tous les lieux et les moments où notre vie s'étaient déroulée qui s'étaient vu associés avec lui de son vivant, s'enfoncent du coup dans le passé. Et c'est, ma foi, avec des sentiments partagés -mêlés d'une nostalgie indéniable- que j'apprends la nouvelle de la mort -relativement jeune- de Jacky Morael, figure de relief du mouvement écologiste belge francophone qui mena une carrière fulgurante dans la politique belge les quinze premières années, grosso modo, de mon séjour ici. Jackie Morael était à mes yeux un héritier, comme la plupart des dirigeants et des membres de son parti. Rouges en dedans et verts à l'extérieur, ainsi se voyaient décrits les écologistes par Jean Marie Le Pen. Du rouge de leurs ancêtres. Et Jacky Morael semblait sans doute lui aussi héritier du film de bons et méchants rapporté par les siens sur la Seconde Guerre Mondiale, comme lorsqu'en parlant du Front National (belge) -dont je ne fis jamais partie- avait déclaré que c'étaient des gens « qui allaient finir bientôt en prison » (sans doute par leurs idées) et je ne pus pas m’empêcher de me sentir visé par sa remarque. Repose en paix!
lundi 5 décembre 2016
IXELLES. LE 7 SEPTEMBRE 1943
Ixelles c'est une belle commune de l'agglomération de Bruxelles que j’honore depuis déjà pas mal d'années -la plupart de ceux que j'aurai vécu en Belgique- l'ayant choisie comme lieu de ma résidence. Pourquoi étais-je tombé à Ixelles précisément? Pour quoi m'avait-elle tellement plu cette commune? Question de goût seulement ? Pur hasard? Ou l'appel d'un passé caché dans sa circonscription, aussi bien de l'époque espagnole que d'une période beaucoup plus récente? On a évoqué à nouveau -et dans la presse francophone n'en parlons pas- le bombardement de Guernica pour compte de la bataille d'Alep en Syrie qui fait rage à présent, sur place aussi bien que dans les médias occidentaux. On a jamais (pratiquement) parlé par contre du bombardement d'Ixelles par l'aviation alliée pendant la Seconde Guerre Mondiale, que fit officiellement trois-cent-quarante-deux victimes parmi des civiles, des centaines parmi des soldats allemands et vingt-sept prisonniers de guerre. Moi il m'en fallut des années d'y habiter pour en avoir notice dans un livre sur le sujet relégué chez un bouquiniste ixellois. Ma pensée envers eux tous, en signe de reconnaissance des années qu'Ixelles aura su m'offrir un lieu d'accueil
samedi 3 décembre 2016
LA CHIENLIT
On pourra penser ce qu'on voudra du général De Gaulle mais on ne peut pas lui nier son sens de l'humour, un peu trop caustique et corrosive -et glacial- peut-être pour un goût espagnol, un humour bien français quoi qu'il en soit. Comme l'illustrent ses sorties célèbres. Au moment par exemple de devoir confirmer la peine de mort du chef du commando OAS qui avait essayé de l'assassiner. « Celui-la je veux en faire un martyr pour la France, il le mérite" Ou lorsqu'il devait signer le décret de tolérance des combats de coq -en parallèle à celui qui dérogeait l'interdiction des corridas dans le Sud-Est- dans certains villages du Nord de la France « Si on doit les manger, il faut d'abord qu'ils meurent, non? » Mais le coup d'humour noir qui l'immortalisa ce fut peut-être ce mot de « chienlit », adressé aux enragés de Mai 68, qui ne l'auront jamais digéré par la suite. Et par là De Gaulle -celui qui aimait dire « La France c'est moi »- faisait preuve d'une mémoire historique et littéraire hors pair en effet, car cette expression qu'on prit alors pour un néologisme de son cru, n'avait pas moins ses lettres de noblesse dans la littérature française de la Renaissance. Et elle fait (drôlement) surface au milieu de la crise politique -d'incertitude- que traversent les Français à présent
vendredi 2 décembre 2016
LES LE PEN. ON SE CONNAIT
Marine Le Pen. On se connaît. Savait-elle qui j'étais? En tout cas j'avais bien donné à l'entrée du siège du FN à Nanterre lors de sa conférence de presse internationale en avril 2011, bien clair mes deux noms et mon prénom, aussi bien que le nom du journal digital espagnol pour lequel je couvrais alors un blog -parfaitement bénévole- ce qui m'accréditait chez eux. J'eus tout le temps de la conférence, débout à coté de moi, Florian Philippot. Et Marine Le Pen surpris d'abord lorsque j'avais levé la main à l'heure des questions, m'avait laissé gentiment parler deux bonnes minutes, très gentille mais d'un air (amusé) de ne pas me prendre trop au sérieux, comme tous ces journalistes professionnels -tels que l'envoyé du journal espagnol El País- qui m'écoutaient ébahis. Toujours est-il que j’avais senti que ma présence -et ma personne- etait tolérée. Comme lorsqu'à la fin, j’avais posé quelques questions a son père, Jean Marie Le Pen présent dans l'acte, qui m'avais répondu très aimable et courtois. C'était avant leur rupture qu'ils viennent étaler maintenant à nouveau -c'est l'impression qu'ils donnent en tout cas- au sujet de François Fillon. M'aurait-on laissé parler aujourd'hui, suite aux changements survenus dans leur parti ?
jeudi 1 décembre 2016
PLUS DICTATEUR FRANCO QUE FIDEL?
Fidel Castro était devenu au fil des temps un icône mondial, partout sans doute, mais dans certains pays plus que dans d'autres, et je dirais davantage en Belgique encore. Tel que le montre ces jours-ci la couverture offerte par les médias belges aux nouvelles de sa mort. Comme si c'était l'alibi (hispanique) à point nommé chez certains Belges à l'heure de continuer (entêtés) à refouler leur passé espagnol et avec lui l'Espagne dans son ensemble et les Espagnols. A égale titre d'ailleurs -quoique de façon opposée- que le prétexte que leur fournissait l'image en noir diabolisée de Franco. Jusqu'à la mort de celui-ci (en 1975) il y eut des familles en Belgique parfaitement bourgeoises -de gauche bien sûr- qui s'étaient jurées ne jamais mettre le pied en Espagne en vacances d'été tant que Franco serait en vie, et ils tinrent parole. À deux pour le prix d'un, il préféraient aller en Autriche ou dans la Cuba de Fidel. Plus dictateur Franco que Fidel Castro? Tu penses!
Inscription à :
Articles (Atom)





