lundi 9 janvier 2023

UN BON FILM DE GUERRE


 

"Non, Juan, tu es Espagnol et tu ne peux pas comprendre", la phrase qui me revenait sans y penser, à la vue -hier- du film "Tirailleurs", à l'écran à Bruxelles ces derniers jours. Et elle était proférée par un de mes confrères, français, du Séminaire d'Ecône, lors de notre visite à Verdun, les vacances de Pâques, de l'an -quel loin déjà!-1975. Et il lui échappait certainement mon effort (sincère ma foi) d'empathie, dans notre parcours sur ces terrains glissants de la Mémoire. Memoria procellosa, l'avait appelé les Anciens. Ajouté néanmoins ceci -dans mon esprit- à ce qui n’était pas moins une vue du dehors (sic) de cette horrible tragédie, de ce qui ne fut pas moins une guerre civile européenne, une expression qui fit florès après l'avoir employée pour la première fois, l'historien allemand Ernst Nolte, qui fut mon ami. De "Suicide d'Europe" parla à son tour José Antonio Primo de Rivera. Son père -chef du Directoire Militaire pendant la Dictadura (1923-1930)- était d'une germanophilie notoire comme ce fut d'ailleurs celui de la (pratique) totalité de l'Armée espagnole alors. Et l'écho de cette distance, de cette vue du dehors -celle de l'Espagne et celle des Espagnols- frappa en pleine figure la personne du monarque Alphonse XIII (de Bourbon) lors de sa visite à Paris dans l'immédiate après-guerre, objet d'un accueil glacial pointé par des graffitis dans les rues contre "le roi Huhlan" (...) Et n'en parlons pas de l'isolement diplomatique de l'Espagne aux conséquences tragiques que l'on connait, qui s'en suivit.  

Et Maurras lui même s'en fit l'écho au fil de ses réflexions, devant cette neutralité dont il faisait acte, et qui l'intriguait et qu'il ne comprenait pas, au point qu'il ébauchait en guise d’hypothèse "le germanisme en cul de sac" -de l'Europe méditerranéenne-, celui de l'Espagne et des Espagnols à titre d'explication, ce en quoi il n'avait pas tort, qu'à moitié seulement néanmoins, tel que je l'aurait expliqué dans plusieurs entrées de ce blog. Tant pis ou tant mieux, car cela nous aura privé de catharsis collective et nous aurait peut-être évité les horreurs d'une (interminable) guerre civile (*): et tant mieux si cela nous permet aussi, aux Espagnols d'aujourd'hui, d'offrir nos bons offices de médiation et réconciliation, en esprit d'amitié nationale et de camaraderie européenne. Et en revenant sur ce bon film de guerre, c'est ça justement qui nous frappe à première vue, comme une leçon des choses, celle que ce bon film nous jette a la figure, à moi et tous ceux qui comme moi auront eu trop la tendance a chanter la guerre de loin, et c'est justement de sa vue de tout près -que le film arrive a y projeter- de l'horreur des tranchées, des combats corps à corps et des corps déchiquetés dans les bombardements et des visages défigurées. Moraline bienpensante de trop, cela va de soi, et c'est à la gloire d'un Islam noir (qui n'est pas un Islam comme un autre, loin de là), et c'est sur le dos des soldats, officiers et sous-officiers français. 

À remarquer surtout le second rôle d'un de ces jeunes officiers -chef de section-, fils de général, qui arrive à rendre vraisemblable et partant a nous transmettre ses efforts et son désarroi essayant d’obéir et de faire transmettre les ordres pour le mieux (voir photo) -"ici nous sont tous égaux, des camarades"- et le voyant éperdu  dans ce m... à la fois, et qui arrive tout de même à les engager -tous ces tirailleurs (sénégalais et ouest-africains)- à prendre d'assaut cette colline,  au prix de sa vie. Honneur sauf, peut-on donc honnêtement conclure à la fin de ce film, cathartique pour les uns -et comment!-, pour d'autres en échange quelque peu provocateur. De ce bon film de guerre, qui montre celle-ci telle qu'elle est, et dans toute son horreur, et -dans le revers de la médaille- ce qu'elle a d'exutoire des frustrations le plus intimes, et de détonante d'énergies cachées -et insoupçonnées- dans l'individu et dans l'ensemble du corps social, de l'ensemble de la Nation (dans la victoire comme la défaite, tel que le pensait et avait essayé de faire la base de sa politique et de stratégie le maréchal Pétain)

 (*): On peut faire le constant entretemps que l'anarchisme, casus belli numéro un (ou deux) de la guerre civile espagnole et grand fléau de la Belle Époque, disparut en France comme par enchantement, suite à la guerre du 14-18

vendredi 6 janvier 2023

HOUELLEBECQ RÉTRACTÉ?

 


Houellebecq, l''insoumis, a double titre d'ailleurs, active et passivement, au for interne et sur le front éditorial publiant un livre d'un titre, "Soumission", qui en dit loin, de ses pensées et ses jugements sur les musulmans, les islamistes et l'Islam. Mais coup de théâtre, le voici maintenant retournant bredouille au bercail mains et pieds liés, Qu'est-ce qui s'est passé, après le coup de semonce -rien que ça?- de la Grande Mosquée et derrière elle, facile d'imaginer toutes les mosquées de l’Hexagone, qu'est-ce qu'ils se sont dit au fait? Que le fantôme d'une fatwa -non déclarée, secrète, et plus redoutable (encore!)-, et du destin de Salman Rushdie menacé pendants des longues années et maintenant poignardé sans que la mort s'en suive, de justesse- semble survoler de tout près ces tractations. Que le tout ne prend pas moins l'air d'une sacrée rétractation, en effet, et c'est sur les perspectives -plus que réalistes- d'une guerre civile (sic) entre français, et sur le dilemme que le non-conformiste écrivain avait osé formuler, mettant ainsi noir sur blanc ce que les gens en France (et ailleurs) pensent bas ou tout bas, savoir intégration o ré-migration.  Et les textes de son nouveau livre, rectifiés, que les médias aujourd'hui n'ont pas cessé de publier, ne font que nous conforter dans notre impression. De l'eau dans son vin, s'il ne veut pas de problèmes, ce pauvre individu seul, désarmé, frêle d'apparence, passablement âgé, assigné tel qu'il se voit désormais au nom de la Charia et devant le tribunal de la justice islamique (siégeant comme il se doit portes fermées) plus redoutable encore qu celui de la Sainte Vehme ou de la Sainte Inquisition (...) Devant les tribunaux, ou si non, cloué au pilori l'infidèle, en photo (genre "wanted") ou en effigie ou en caricature encore, qui sait?, et c'est dans les écrans géants de leurs lieux (bondés) hebdomadaires, de réunion, un scénario tabou et non moins facile -et prévisible- d'imaginer (....) On est ici ou en Flandres?, disaient les vieux Espagnols (...) Réagir aussitôt, car il y va -comme le dit (et dit bien) Houellebecq lui-même- de notre sécurité. Oui, individuelle et collective, et notre intégrité physique de pair avec. La sienne et de ceux qui ont osé prendre des positions analogues ou pareilles aux siennes, mais jouissant d'une bien moindre répercussion. Un mot en fin en guise d'avertissement au gens de deux bords. Aux uns, "'ils n'auront pas notre haine" -du titre d'un film récemment, ici a Bruxelles, a l’écran (pour compte du Bataclan), ni contre eux ni contre elles, soit dit en passant. Aux autres, qu'on ne réussira pas a transposer ici entre nous européens la guerre arabo/israélienne autour de l’État d’Israël -et ses frontières- qui n'est qu le résultat d'une guerre civile européenne (sic) tel que le disait (dans son dernier films -et hors de tout soupçon- l'actrice franco/juive Sandrine Kiberlain. Et un appel en fin aux destinataires naturels de ce coup de semonce, et j'entends par là les membres, les militants et  surtout la présidente du Front National (....) Que le règlement avec le dénouement qu l'on connait, de leur épreuve de force interne, intestine, avec Zemmour et ses (nombreux) partisans, avait l'air également d'avoir cloué pour de bon le débat,  savoir -cartes sur table-, celui entre islamisme et Islam (....) Dans des termes égaux ou comparables à ceux qu'auront valu a Houellebecq de se voir cloué au pilori, tel que nous les voyons maintenant, et condamné partant au destin et au statut -de inférieur et de soumis, des "dhimmis"? La France, l''Espagne, l'Europe, terre de (Dar-al) Islam? Europe européenne, de l'Atlantique à l'Oural! Et comprenne qui pourra!

mardi 3 janvier 2023

SANDRINE KIBERLAIN ET LA GUERRE CIVILE EUROPÉENNE


Sandrine Kiberlain est mon actrice préférée,  à quoi bon de le cacher, je ne l'ai nullement caché ici d'ailleurs, à chacun de le voir, de ceux qui me lisent bien entendu. Ce charme, cet attrait, ce caprice, cet engouement proche de l'obsession. Une  française plus  française que les françaises, avec le sens de la repartie, du référentiel (un respect) et de l'humour, drôle et glaçant parfois de trop, avec, et de l'accent et du français  parlé qu'on attend que d'elles (genre titi parisienne, elle, en échange, en bonne bourgeoise et grande blondasse, nuance) donnant des leçons a tort et à travers, de débrouillardise et savoir vivre, du glamour en outre, et du sexy à profusion, à elle, très personnel (....) Avec sa démarche très particulière, et ses bottes à talons hauts, grands et fuyants -dommage!- qu'on arrive à voir à peine dans le films, mais que l'on voit tout de même (raté!) Plus française que les françaises, et plus juive que les juives -grands-parents, deux, trois, juifs, accompagnant-, Sandrine Kiberlain,  et victime de naissance (comme il faut, donc), dont Alain Soral se plaignait qu'en pleine crise des gilets jaunes, elle s'était fendue dans un grand journal de la presse mainstream d'une interview essentielle (sic), et c'était de tout ce que, dans sa vie, elle avait souffert (....)  Pauvre Sandrine, pitié! Juive, et dans ce genre encore -plus juive de naissance ou depuis toujours que toutes les autres, m'a-tu-vu (?)-, très fréquent d'ailleurs au-delà des Pyrénées, faut-il s'étonner? Et l'on la comprend et l'on écoute -de bouche-bée, et des yeux éberlués- toute la panoplie de ses leçons, et parmi elles, une d' un genre un peu spécial qu'on ne s'attendait pas d'elle, ma foi. Une leçon -en bonne et due forme- d'histoire et de géopolitique a la fois! Et c'est lorsqu'elle parle dans une scène de ce film ("Le parfum vert") de son sejour en Israël, une expérience qu'elle dit avoir partagée avec son partenaire (dans le film), de même que la passion juive que semble enflammer tous les deux. Et c'est surtout quand elle dit (texto), Israel n'est que le résultat d'une guerre civile européenne (sic) Et là, vraiment, chapeau! Ce qu'on  ne s'attendait pas à entendre -mais du jamais des jamais!-, ce titre (en noir sur blanc) de l'un des ouvrages principaux d'Ernst Nolte, l'historien maudit allemand  (horreur!), ni de la part en outre des voix les plus autorisées de la recherche et du discours historique politique ou géopolitique en cours, on vient l'entendre d'une charmeuse d'actrice, et donneuse de leçons (....) Plus juive que les juives, Sandrine, tu parles! Avec ce prénom. Et avec ce (joli) nez, très à elle, que je ne cesse une et autre fois de regarder (...) Et gageons que ces réflexions à  haute voix et à bout portant, n'aient nulle part des échos, mettant ainsi un grain de sable -ou du plomb dans l'aile (ou un poil dans la soupe plutôt)- à sa foudroyante carrière, et à l'engrenage si bien engraissé -comme un cycle fermé- du show business et de l'industrie (sic) du septième art, où nous ne connaissons rien, mais rien de rien. Et encore moins que rien, aux coulisses des Grand Prix du Festival de Cannes, dont elle fait partie, en tant que membre du jury, s'il vous plait (...) Mais nous croyons en échange -les yeux fermés- à l'art et a la poésie -kultur en allemand- y comprise (à ma grande découverte et à ma grande surprise), la poésie du Septième Art, celui où  triomphe en reine, Sandrine Kiberlain. Grâces lui en soient données!

mardi 25 octobre 2022

CINÉMA FRANCAIS ET LES BIEN-PENSANTS


 

Thriller (non polar) a la française. Ça y est, la formule qu'il fallait, pour le genre en fin trouvé. Pour m'y retrouver et pour bien classer un des meilleurs films que j'ai pu voir ces dernières années, hier à l'écran et en salle au centre de Bruxelles -galeries Toison d'Or, tout près du Palais du Cinéma (belge)- ou je finis toujours par m'y rendre pris d'une sorte de fatalité, celle d'un film pour le coup, qui m'attendait comme au tournant, plus tôt "sur le tard", pour me rendre maitre dans l'art (le septième) que j'avais toujours quelque peu boudé. Comme trop industriel, ou trop peu culturel (à l'avenant) Et il me "gagne" maintenant où je découvre à ma surprise des pans entiers de culture française qui m'échappait ou plus tôt qui glissait sur moi. Ceci grâce au cinéma. "L'Origine du mal" n'est pas un film comme les autres, ou si l'on préfère, c'est le meilleur film d'un cinéaste (metteur en scène) non pas comme les autres, mais un dont les plus grands films qu'on lui doit ont tous un point en  commun -tel qu'on peut lire dans l'une des recensions- et c'est de choisir des transfuges (sic) de classe, de leurs acteurs principaux. Ce qui donne de la force et du poids au défi fondamental qu'il lance au visage de certains des spectateurs non avertis, comme c'est mon cas ayant néanmoins frayé (longtemps) le fonds et le tréfonds de la marginalité (lumpen proletariat), tel que je l'ai déjà -dans ce blog- expliqué (par trop souvent?) D'où sans doute le regain soudain de mon intérêt. Et pour le cinéma et plus en particulier pour ce genre de cinéma français, ceci malgré leur dose convenable de moraline (sociale) a chaque fois, dans des films -comme celui-ci- à message (à la Georges Brassens, hélas, plutôt que Jean Ferrat) Une vendeuse de poisson -et empaqueteuse en outre de sardines- étoile errante dans le film d'hier,  à mi chemin entre le monde de prisons (de droit commun) et le luxe débridé d'une bourgeoisie ayant perdu (de trop) le sens de la réalité. Incarnée au surplus celle-ci dans un super macho (français) -brillant hommes d'affaires richissime et à la santé déclinante- affublé de tous les maux à l'écran et entouré d'une légion de femmes chacune plus méchante et intrigante et cruelle -et plus aguichante et plus fatale (et impossibles de noircir davantage)- , dont excelle peut-être sa fille (George, de nom de mâle) -dans un rôle (dramatique) de cette actrice, épatant a force 'inattendu chez une brillante comédienne-, qui veut mettre sous tutelle à tout prix son père, spectre fatal -celui de l'internement- pour un certain genre d'hommes (séducteurs) Et lubie u obsession primordiale chez des femmes de nos jours qui pour compte de l'idéologie "woke" se croient tout permis (halte là!) Jusque ici, la lecture de ce film tout sauf banal. De sa critique proprement cinématographique, je laisse volontiers à d'autres, sans omettre pour autant la prestation haute de gamme de chaque personnage (féminin) de même que celui de l'acteur principal, ni la rare qualité de la bande sonore et du décor au dedans et en dehors de la maison quelque peu spectrale. A la mesure du lieu, une ile presque déserte et inaccessible, image par trop voyante du déni (sic) de la réalité que les bien-pensants, à tout prix veulent voir chez certains. Message passé donc. Stop. Halte a la guerre civile. Stop. Suivant

 

 

samedi 15 octobre 2022

SAMUEL PATY, ANNIVERSAIRE

Deux ans demain, jour par jour, du lâche assassinat de Samuel Paty sauvagement égorgé en crime rituel au nom de la loi islamique Charia, et pour compte des caricatures du prophète. A Conflans Saint-Honorine au surplus, où j'avais vécu -fin des années septante- au sein de la FSSPX de Monseigneur Lefebvre . Où j'avais laissé auprès des catholiques traditionalistes fervents qui suivaient l'archevêque français  des nombreux bons amis, tous placés aujourd'hui sur la menace comme le journal Le Figaro d'hier dans un article éditorial retentissant a daigné de le dénoncer, à l'occasion ceci du refus de la mairie de Conflans d'assigner le nom d'une rue de cette commune à l'enseignant assassiné. Suivant, à croire à ce journal, le "pas-de-vaguisme" ("ne pas faire de vagues") des consignes du ministre français de l'Intérieur. Il n'était pas des nôtres, je me presse de le souligner. "Hussards noirs" de la laïcité, c'est parmi eux qu'il se voulait, ce qu'il n'a pas hésité à maintes reprises d'ailleurs de le proclamer. N’empêche, car derrière lui nous nous sentons tous -français de naissance ou d'adoption à peine ou de vocation, laïques ou catholiques ou croyants dans n'importe quel (autre) religion- unis de cœur. Et menacés tous désormais, ce à quoi nous disons d'une forte voix, NON!!! Et nous laissons de coté exprès, la question pénible à l’extrême et ennuyeuse du port du voile. À plein dessein (...) Liberté oui, mais pas la liberté de menacer, d'infliger des menaces aussi insidieuses fussent-elles. Car n'appartenant pas a la classe politicienne, et ne nous sentant pas pour autant soumis de la manière qui soit aux habitudes de celle-ci -parmi d'autres, celle de rentrer dans des faux débats,- nous nous tenons au contraire à l'essentiel de ce grand défi, au fond de l'épineuse question. Faisant face ainsi sans réserves ni complexes à ce qui de tous ses visages s'apparente a une (nouvelle) guerre de religion. Ou comme le déclarait en discours d'hier Eric Zemmour, à une suite de (l'interminable) guerre d'Algérie, lequel à l'instar de la guerre civile espagnole ne finit toujours pas, tant d'années passées. Ou comme c'est également le cas, de la guerre du Maroc (...) Ne voulant ainsi qu'exprimer le mieux possible l'enjeu politique religieux  et spirituel en même temps où nous place tous -en France comme en Espagne ou en Belgique- le lâche assassinat de Samuel Paty: rien d'autre que le (cruel) dilemme où se voient dorénavant placés tous les musulmans -et musulmanes- ayant opté résolument pour l'intégration (voir photo), à la mesure de cet autre où nous nous voyons confrontés tous. Intégration ou remigration. Voila qui est dit!

vendredi 7 octobre 2022

GUERRE D'ESPAGNE, UN DÉBAT OU ENCORE DE LA GUERRE CIVILE?

Ça y est, près de nonante ans passés âpres la fin de la guerre d'Espagne, un débat semble -en fin!- s'ouvrir en France, en (fracassante) rupture de la DOXA régnante sans partage dans la matière, et dans les milieux de la Recherche, et dans le secteur de l'enseignement, aussi bien en France qu'en Espagne ou en Belgique, cautionnés, c'est vrai -et soit dit en passant- par la soi disant loi de la Mémoire historique (décembre 2007) votée en Espagne avec l'appui de la gauche et (nota bene) sous instigation française. Tel que je l'avais dénoncé dans une entrée ancienne de ce blog, et en dehors. Curieusement, dans cette entrée où je pointais l'exclusion injustifié de ma thèse de doctorat à l'ULB, sur l’œuvre narrative de Francisco Umbral se rapportant a la guerre civile, j'y faisais mention de l''écrivain dont l'édition récent en français d'un ouvrage vieux d'une dizaine d'années dans son édition originale en langue espagnole, aura mis le feu aux poudres dans les milieux plus concernés comme aussi bien dans l'ensemble de l'opinion publique (...) Quoique je me rattrape tout de suite après tout ce qui vient d'être dit, car le nuage de poussière soulevée par la parution de "Les mythes de la guerre d'Espagne" de Pio Moa -sans comparaison ni points de repère quels que soient auprès des phénomènes du genre éditorial dans l'après-guerre-  est tout sauf banal ou anecdotique, l’œuvre et l'auteur par qui le scandale arrive n'étant plutôt -davantage que la cause première- plus qu'un simple symptôme et c'est de quelque chose que je dénonçais moi même dans l'article référé ci-dessus, savoir, la guerre civile elle-même qui -tant d'années après- se poursuit toujours quoique de façon hybride ou asymétrique, dans un cas unique -mes lecteurs en conviendront aisément- dans toute l'Histoire contemporaine (....) et plus particulièrement en langue française (....)  

Et tout le reste, quantité négligeable, comme on s’aperçoit aisément après un bref repassage de l'ensemble de débat. Du réchauffé des vieux poncifs machinalement répétés et assenés impunément au cours des années, dont on ne saurait relever a titre ponctuel que l'un ou l'autre des sujets abordés. Tel que le bombardement de Guernica, plat fort -"de résistance"- de la guerre de propagande, initiée de façon globale ou totale justement alors à l'ensemble de la planète. Un must d’événement historique  pour l'historiographie en cours, savoir de la guerre totale (sic) tel que s'entête de le présenter l'historiographie en langue anglaise. Oubliant par là d'autres événements susceptibles d'infirmer leur thèse et leur dialectique partisane (....) Comme par exemple le bombardement -à l'aide de bombes incendiaires, contre la population civile- lors de la Première Guerre Mondial au Waziristan (zone du Pakistan frontalière avec l'Afghanistan dans l'actualité) à charge, par ailleurs, d'Arthur Travers Harris -Bomber Harris- plus tard commandant en chef de la RAF lors du bombardement de Dresde et tout au long de la Seconde Guerre Mondiale.  Guernica premier cas (sic) dans l'Histoire de la guerre totale? Et tout à l'avenant.  N'esquivant pas en me prononçant de la sorte, loin de là, tous les problèmes, car le débat continue, et c'est a base de preuves et d'études sérieux  -au dedans ou en dehors des protocoles en vigueur frustrants et ennuyeux (....) et non pas d'affirmations et accusations plus ou moins gratuites, a base du collage d'étiquettes à des auteurs en extrême solvants comme Pio Moa, censés être voués -sans la moindre défense ou réplique- à toute sorte, et chacun davantage, de déshonorants chapeaux. Comme celui de révisionniste ou de falsificateur.  

Des faux aussi les archives du PSOE et de la Fondation Pablo Iglesias (ceux appartenant à Largo Caballero lui-même) (*) -avec antenne à Bruxelles- qu'il aura patiemment fouillés au fil de ses travaux et publications? Pain de chaque jour (sic) de la tache de l'historien, avait qualifié Ernst NOLTE, les révisions et le révisionnisme, en les exonérant de toute charge d'infamie et d'accusation. Et Dieu sait si l'historien nommé était friand et soucieux de défendre son titre -et son professionnalisme- d'historien face au courant négationniste, chez qui lui et tout le courant révisionniste de la "historiker streit" ne voyaient que des simples amateurs (....), à commencer par le professeur Faurisson. Car on finit toujours à base de zèle et de recherche de la pureté  -en traitant tout le monde et tous azimuts de "révisionnistes"- par en faire de trop, et par trouver d'autres encore plus purs qu'eux. En faisant ainsi l'économie du moindre élément de preuve aux plus tranchantes parmi leurs affirmations. Peut-on dire sérieusement ma foi, que "l"ensemble de la gauche" se tint en marge ou à  l'écart du spiral de violence de l'été 36, à la veille de la guerre civile? Rien que les hémérothèques sont a la libre disposition des contradicteurs (....) Peut-on également effacer du revers de la main des études sérieux -d'auteurs espagnols, objets pleinement de consensus là-bas- sur la fraude généralisée -aux prix d'une vingtaine de députés adjugés gratuitement par la gauche, lors des élections de février 1936 (voir photo) qui donnèrent la victoire au Front Populaire? 

Peut-on accuser le camp vainqueur de "crimes contre l'Humanité" -du jamais entendu!- comme le font de façon si désinvolte ces nouveaux inquisiteurs? Et tout de la sorte. Ce qui ne fait que confirmer ce que nous dénoncions là-dessus: c'est que nous n'avons pas affaire à un simple débat historiographique , mais a une guerre civile, qui tant d'années après encore se poursuit. Halte a la guerre civile européenne! Assez de guerre civile!!! Et assez de fauteurs de guerre civile (des espagnols) embusqués dans les milieux belges de la Recherche et de la traduction!!! 

(*): Dirigeant du Parti Socialiste (PSOE) et représentant de son aile radicale. Surnommé "le Lénine espagnol"

lundi 3 octobre 2022

PAUL DESCHANNEL, NÉ À SCHAERBEEK

 


Paul  Deschanel, un nom (et prénom) que j'avais retenu jusque aujourd'hui de mes lectures fiévreuses lors de mon passage au Séminaire traditionaliste d'Ecône. Un nom (et prénom) seulement, car sa figure et son œuvre y étaient couvertes d'oubli et d'un épais silence, celui dont il se vit certainement l'objet dans l'école de pensée qui régnait sans partage a peu près là-bas, et 'entends par ceci l'Action Française et Charles Maurras. Et pourtant, je lis aujourd'hui à  ma grande surprise, que dans le duel -rappelé dans un film a succès, ici hier a l'écran- entre le "tigre" Clemenceau, père (fouettard) de la Victoire et le (fantasque) président pourfendeur du Traité de Versailles -dont il demandait tout bonnement de suspendre son application-, les sympathies du leader nationaliste allaient vers le pacifiste germanophile Deschanel et non pas -au contraire que son ami fidèle Léon Daudet- envers Clemenceau, le furieux belliciste anti-allemand (presque fou). 

Et le film semble lui donner également raison, car autant le Président en sort rayonnant tout en riant, extrêmement drôle, autant le Tigre, son rival, résulte ennuyeux et fastidieux au plus haut point, dans un perpétuel marmonnement (semblant français, caustique, d'humour?) Et c'est peut-être que ce film pointait de trop les contradictions géopolitiques du "nationalisme intégral" -et de "la politique d'abord"- de par la génial interprétation des acteurs soi-il dit en premier lieu, et c'était entre le patriotisme ardent et fiévreux d'un coté et de l'autre, un révisionnisme bon teint, truffé de humanisme (républicain) et de pacifisme, celui que n'incarnait pas moins le ministre Aristide Briand, bête noire de Maurras, dont il avait demandé la tête a l'Assemblée et qu'il voyait -a juste titre d'ailleurs- derrière le complot au plus haut niveau qui allait amener a la condamnation papal de l'AF (et a son excommunication) (....) De Paul Deschanel, en passant par Aristide Briand -premier ministre, et ministre des Affaires étrangères, qui le soutint dans son élection à la Présidence de la Républîque- , jusqu’à Pierre Laval (bras doit de ce dernier) une "pax connexion", à qui l'Histoire du XXe siècle allait donner tort. Et que ce film a succès réussit à mettre en lumière, presque a son corps défendant.  

Paul Deschanel, né a Schaerbeek -dans l'exil-, ce qui permet a Clemenceau de le traiter d'étranger, de belge, d'un ton méprisant. Point de détail? Tout sauf banale la belgitude d'un président si atypique, né  à la charnière linguistique et culturelle de deux mondes aux différents héritages culturels, suivant une ligne de démarcation qui passe par la Belgique et divise o fracture Nord-Sud, la géographie européenne, départageant les Latins et les Germains. Comme une sorte de fatalité, le lieu de naissance de Paul Deschanel, et ce fut de son pacifisme militant pendant la Grande Guerre. 

Le plus grand orateur a l'Assemblée de la IIIe République et non dépourvu de génie littéraire, hérité de son père, l'ami et protégé de Victor Hugo dans leur commune opposition a Napoléon III. Un républicain a la belge pur jus, Paul Deschanel, idéaliste et en avance de son temps, sans révolution/française, soit dit en passant, et en outre, sans guerre civile européenne, ce qui -vous vous en doutez- m'attire davantage du personnage, en contraste flagrant avec le républicanisme guerre civiliste chez des espagnols (...)