mardi 25 octobre 2022

CINÉMA FRANCAIS ET LES BIEN-PENSANTS


 

Thriller (non polar) a la française. Ça y est, la formule qu'il fallait, pour le genre en fin trouvé. Pour m'y retrouver et pour bien classer un des meilleurs films que j'ai pu voir ces dernières années, hier à l'écran et en salle au centre de Bruxelles -galeries Toison d'Or, tout près du Palais du Cinéma (belge)- ou je finis toujours par m'y rendre pris d'une sorte de fatalité, celle d'un film pour le coup, qui m'attendait comme au tournant, plus tôt "sur le tard", pour me rendre maitre dans l'art (le septième) que j'avais toujours quelque peu boudé. Comme trop industrielle, ou trop peu culturel (à l'avenant) Et il me "gagne" maintenant où je découvre à ma surprise des pans entiers de culture française qui m'échappait ou plus tôt qui glissait sur moi. Ceci grâce au cinéma. "L'Origine du mal" n'est pas un film comme les autres, ou si l'on préfère, c'est le meilleur film d'un cinéaste (metteur en scène) non pas comme les autres, mais un dont les plus grands films qu'on lui doit ont tous un point en  commun -tel qu'on peut lire dans l'une des recensions- et c'est de choisir des transfuges (sic) de classe, de leurs acteurs principaux. Ce qui donne de la force et du poids au défi fondamental qu'il lance au visage de certains des spectateurs non avertis, comme c'est mon cas ayant néanmoins frayé (longtemps) le fonds et le tréfonds de la marginalité (lumpen proletariat), tel que je l'ai déjà -dans ce blog- expliqué (par trop souvent?) D'où sans doute le regain soudain de mon intérêt. Et pour le cinéma et plus en particulier pour ce genre de cinéma français, ceci malgré leur dose convenable de moraline (sociale) a chaque fois, dans des films -comme celui-ci- à message (à la Georges Brassens, hélas, plutôt que Jean Ferrat) Une vendeuse de poisson -et empaqueteuse en outre de sardines- étoile errante dans le film d'hier,  à mi chemin entre le monde de prisons (de droit commun) et le luxe débridé d'une bourgeoisie ayant perdu (de trop) le sens de la réalité. Incarnée au surplus celle-ci dans un super macho (français) -brillant hommes d'affaires richissime et à la santé déclinante- affublé de tous les maux à l'écran et entouré d'une légion de femmes chacune plus méchante et intrigante et cruelle -et plus aguichante et plus fatale (et impossibles de noircir davantage)- , dont excelle peut-être sa fille (George, de nom de mâle) -dans un rôle (dramatique) de cette actrice, épatant a force 'inattendu chez une brillante comédienne-, qui veut mettre sous tutelle à tout prix son père, spectre fatal -celui de l'internement- pour un certain genre d'hommes (séducteurs) Et lubie u obsession primordiale chez des femmes de nos jours qui pour compte de l'idéologie "woke" se croient tout permis (halte là!) Jusque ici, la lecture de ce film tout sauf banal. De sa critique proprement cinématographique, je laisse volontiers à d'autres, sans omettre pour autant la prestation haute de gamme de chaque personnage (féminin) de même que celui de l'acteur principal, ni la rare qualité de la bande sonore et du décor au dedans et en dehors de la maison quelque peu spectrale. A la mesure du lieu, une ile presque déserte et inaccessible, image par trop voyante du déni (sic) de la réalité que les bien-pensants, à tout prix veulent voir chez certains. Message passé donc. Stop. Halte a la guerre civile. Stop. Suivant

 

 

samedi 15 octobre 2022

SAMUEL PATY, ANNIVERSAIRE

Deux ans demain, jour par jour, du lâche assassinat de Samuel Paty sauvagement égorgé en crime rituel au nom de la loi islamique Charia, et pour compte des caricatures du prophète. A Conflans Saint-Honorine au surplus, où j'avais vécu -fin des années septante- au sein de la FSSPX de Monseigneur Lefebvre . Où j'avais laissé auprès des catholiques traditionalistes fervents qui suivaient l'archevêque français  des nombreux bons amis, tous placés aujourd'hui sur la menace comme le journal Le Figaro d'hier dans un article éditorial retentissant a daigné de le dénoncer, à l'occasion ceci du refus de la mairie de Conflans d'assigner le nom d'une rue de cette commune à l'enseignant assassiné. Suivant, à croire à ce journal, le "pas-de-vaguisme" ("ne pas faire de vagues") des consignes du ministre français de l'Intérieur. Il n'était pas des nôtres, je me presse de le souligner. "Hussards noirs" de la laïcité, c'est parmi eux qu'il se voulait, ce qu'il n'a pas hésité à maintes reprises d'ailleurs de le proclamer. N’empêche, car derrière lui nous nous sentons tous -français de naissance ou d'adoption à peine ou de vocation, laïques ou catholiques ou croyants dans n'importe quel (autre) religion- unis de cœur. Et menacés tous désormais, ce à quoi nous disons d'une forte voix, NON!!! Et nous laissons de coté exprès, la question pénible à l’extrême et ennuyeuse du port du voile. À plein dessein (...) Liberté oui, mais pas la liberté de menacer, d'infliger des menaces aussi insidieuses fussent-elles. Car n'appartenant pas a la classe politicienne, et ne nous sentant pas pour autant soumis de la manière qui soit aux habitudes de celle-ci -parmi d'autres, celle de rentrer dans des faux débats,- nous nous tenons au contraire à l'essentiel de ce grand défi, au fond de l'épineuse question. Faisant face ainsi sans réserves ni complexes à ce qui de tous ses visages s'apparente a une (nouvelle) guerre de religion. Ou comme le déclarait en discours d'hier Eric Zemmour, à une suite de (l'interminable) guerre d'Algérie, lequel à l'instar de la guerre civile espagnole ne finit toujours pas, tant d'années passées. Ou comme c'est également le cas, de la guerre du Maroc (...) Ne voulant ainsi qu'exprimer le mieux possible l'enjeu politique religieux  et spirituel en même temps où nous place tous -en France comme en Espagne ou en Belgique- le lâche assassinat de Samuel Paty: rien d'autre que le (cruel) dilemme où se voient dorénavant placés tous les musulmans -et musulmanes- ayant opté résolument pour l'intégration (voir photo), à la mesure de cet autre où nous nous voyons confrontés tous. Intégration ou remigration. Voila qui est dit!

vendredi 7 octobre 2022

GUERRE D'ESPAGNE, UN DÉBAT OU ENCORE DE LA GUERRE CIVILE?

Ça y est, près de nonante ans passés âpres la fin de la guerre d'Espagne, un débat semble -en fin!- s'ouvrir en France, en (fracassante) rupture de la DOXA régnante sans partage dans la matière, et dans les milieux de la Recherche, et dans le secteur de l'enseignement, aussi bien en France qu'en Espagne ou en Belgique, cautionnés, c'est vrai -et soit dit en passant- par la soi disant loi de la Mémoire historique (décembre 2007) votée en Espagne avec l'appui de la gauche et (nota bene) sous instigation française. Tel que je l'avais dénoncé dans une entrée ancienne de ce blog, et en dehors. Curieusement, dans cette entrée où je pointais l'exclusion injustifié de ma thèse de doctorat à l'ULB, sur l’œuvre narrative de Francisco Umbral se rapportant a la guerre civile, j'y faisais mention de l''écrivain dont l'édition récent en français d'un ouvrage vieux d'une dizaine d'années dans son édition originale en langue espagnole, aura mis le feu aux poudres dans les milieux plus concernés comme aussi bien dans l'ensemble de l'opinion publique (...) Quoique je me rattrape tout de suite après tout ce qui vient d'être dit, car le nuage de poussière soulevée par la parution de "Les mythes de la guerre d'Espagne" de Pio Moa -sans comparaison ni points de repère quels que soient auprès des phénomènes du genre éditorial dans l'après-guerre-  est tout sauf banal ou anecdotique, l’œuvre et l'auteur par qui le scandale arrive n'étant plutôt -davantage que la cause première- plus qu'un simple symptôme et c'est de quelque chose que je dénonçais moi même dans l'article référé ci-dessus, savoir, la guerre civile elle-même qui -tant d'années après- se poursuit toujours quoique de façon hybride ou asymétrique, dans un cas unique -mes lecteurs en conviendront aisément- dans toute l'Histoire contemporaine (....) et plus particulièrement en langue française (....)  

Et tout le reste, quantité négligeable, comme on s’aperçoit aisément après un bref repassage de l'ensemble de débat. Du réchauffé des vieux poncifs machinalement répétés et assenés impunément au cours des années, dont on ne saurait relever a titre ponctuel que l'un ou l'autre des sujets abordés. Tel que le bombardement de Guernica, plat fort -"de résistance"- de la guerre de propagande, initiée de façon globale ou totale justement alors à l'ensemble de la planète. Un must d’événement historique  pour l'historiographie en cours, savoir de la guerre totale (sic) tel que s'entête de le présenter l'historiographie en langue anglaise. Oubliant par là d'autres événements susceptibles d'infirmer leur thèse et leur dialectique partisane (....) Comme par exemple le bombardement -à l'aide de bombes incendiaires, contre la population civile- lors de la Première Guerre Mondial au Waziristan (zone du Pakistan frontalière avec l'Afghanistan dans l'actualité) à charge, par ailleurs, d'Arthur Travers Harris -Bomber Harris- plus tard commandant en chef de la RAF lors du bombardement de Dresde et tout au long de la Seconde Guerre Mondiale.  Guernica premier cas (sic) dans l'Histoire de la guerre totale? Et tout à l'avenant.  N'esquivant pas en me prononçant de la sorte, loin de là, tous les problèmes, car le débat continue, et c'est a base de preuves et d'études sérieux  -au dedans ou en dehors des protocoles en vigueur frustrants et ennuyeux (....) et non pas d'affirmations et accusations plus ou moins gratuites, a base du collage d'étiquettes à des auteurs en extrême solvants comme Pio Moa, censés être voués -sans la moindre défense ou réplique- à toute sorte, et chacun davantage, de déshonorants chapeaux. Comme celui de révisionniste ou de falsificateur.  

Des faux aussi les archives du PSOE et de la Fondation Pablo Iglesias (ceux appartenant à Largo Caballero lui-même) (*) -avec antenne à Bruxelles- qu'il aura patiemment fouillés au fil de ses travaux et publications? Pain de chaque jour (sic) de la tache de l'historien, avait qualifié Ernst NOLTE, les révisions et le révisionnisme, en les exonérant de toute charge d'infamie et d'accusation. Et Dieu sait si l'historien nommé était friand et soucieux de défendre son titre -et son professionnalisme- d'historien face au courant négationniste, chez qui lui et tout le courant révisionniste de la "historiker streit" ne voyaient que des simples amateurs (....), à commencer par le professeur Faurisson. Car on finit toujours à base de zèle et de recherche de la pureté  -en traitant tout le monde et tous azimuts de "révisionnistes"- par en faire de trop, et par trouver d'autres encore plus purs qu'eux. En faisant ainsi l'économie du moindre élément de preuve aux plus tranchantes parmi leurs affirmations. Peut-on dire sérieusement ma foi, que "l"ensemble de la gauche" se tint en marge ou à  l'écart du spiral de violence de l'été 36, à la veille de la guerre civile? Rien que les hémérothèques sont a la libre disposition des contradicteurs (....) Peut-on également effacer du revers de la main des études sérieux -d'auteurs espagnols, objets pleinement de consensus là-bas- sur la fraude généralisée -aux prix d'une vingtaine de députés adjugés gratuitement par la gauche, lors des élections de février 1936 (voir photo) qui donnèrent la victoire au Front Populaire? 

Peut-on accuser le camp vainqueur de "crimes contre l'Humanité" -du jamais entendu!- comme le font de façon si désinvolte ces nouveaux inquisiteurs? Et tout de la sorte. Ce qui ne fait que confirmer ce que nous dénoncions là-dessus: c'est que nous n'avons pas affaire à un simple débat historiographique , mais a une guerre civile, qui tant d'années après encore se poursuit. Halte a la guerre civile européenne! Assez de guerre civile!!! Et assez de fauteurs de guerre civile (des espagnols) embusqués dans les milieux belges de la Recherche et de la traduction!!! 

(*): Dirigeant du Parti Socialiste (PSOE) et représentant de son aile radicale. Surnommé "le Lénine espagnol"

lundi 3 octobre 2022

PAUL DESCHANNEL, NÉ À SCHAERBEEK

 


Paul  Deschanel, un nom (et prénom) que j'avais retenu jusque aujourd'hui de mes lectures fiévreuses lors de mon passage au Séminaire traditionaliste d'Ecône. Un nom (et prénom) seulement, car sa figure et son œuvre y étaient couvertes d'oubli et d'un épais silence, celui dont il se vit certainement l'objet dans l'école de pensée qui régnait sans partage a peu près là-bas, et 'entends par ceci l'Action Française et Charles Maurras. Et pourtant, je lis aujourd'hui à  ma grande surprise, que dans le duel -rappelé dans un film a succès, ici hier a l'écran- entre le "tigre" Clemenceau, père (fouettard) de la Victoire et le (fantasque) président pourfendeur du Traité de Versailles -dont il demandait tout bonnement de suspendre son application-, les sympathies du leader nationaliste allaient vers le pacifiste germanophile Deschanel et non pas -au contraire que son ami fidèle Léon Daudet- envers Clemenceau, le furieux belliciste anti-allemand (presque fou). 

Et le film semble lui donner également raison, car autant le Président en sort rayonnant tout en riant, extrêmement drôle, autant le Tigre, son rival, résulte ennuyeux et fastidieux au plus haut point, dans un perpétuel marmonnement (semblant français, caustique, d'humour?) Et c'est peut-être que ce film pointait de trop les contradictions géopolitiques du "nationalisme intégral" -et de "la politique d'abord"- de par la génial interprétation des acteurs soi-il dit en premier lieu, et c'était entre le patriotisme ardent et fiévreux d'un coté et de l'autre, un révisionnisme bon teint, truffé de humanisme (républicain) et de pacifisme, celui que n'incarnait pas moins le ministre Aristide Briand, bête noire de Maurras, dont il avait demandé la tête a l'Assemblée et qu'il voyait -a juste titre d'ailleurs- derrière le complot au plus haut niveau qui allait amener a la condamnation papal de l'AF (et a son excommunication) (....) De Paul Deschanel, en passant par Aristide Briand -premier ministre, et ministre des Affaires étrangères, qui le soutint dans son élection à la Présidence de la Républîque- , jusqu’à Pierre Laval (bras doit de ce dernier) une "pax connexion", à qui l'Histoire du XXe siècle allait donner tort. Et que ce film a succès réussit à mettre en lumière, presque a son corps défendant.  

Paul Deschanel, né a Schaerbeek -dans l'exil-, ce qui permet a Clemenceau de le traiter d'étranger, de belge, d'un ton méprisant. Point de détail? Tout sauf banale la belgitude d'un président si atypique, né  à la charnière linguistique et culturelle de deux mondes aux différents héritages culturels, suivant une ligne de démarcation qui passe par la Belgique et divise o fracture Nord-Sud, la géographie européenne, départageant les Latins et les Germains. Comme une sorte de fatalité, le lieu de naissance de Paul Deschanel, et ce fut de son pacifisme militant pendant la Grande Guerre. 

Le plus grand orateur a l'Assemblée de la IIIe République et non dépourvu de génie littéraire, hérité de son père, l'ami et protégé de Victor Hugo dans leur commune opposition a Napoléon III. Un républicain a la belge pur jus, Paul Deschanel, idéaliste et en avance de son temps, sans révolution/française, soit dit en passant, et en outre, sans guerre civile européenne, ce qui -vous vous en doutez- m'attire davantage du personnage, en contraste flagrant avec le républicanisme guerre civiliste chez des espagnols (...)    

lundi 19 septembre 2022

IMMIGRATION, CONTE DE BONS ET MÉCHANTS?

Cinéma belge, genre a part. Ce que je me sens en droit d'asseoir au droit fil de trois quatre films pure sauce belge que j'aurai eu jusqu'ici l'occasion de voir.  Comme le cachet d'un petit pays et de son passé non moins refoulé et souffrant? (...) D'un "trémendisme" de psychodrame, différent du "tremendismo" espagnol, savoir sans (presque) sang. Et frôlant la caricature en même temps, ce qui est sans doute le prix a payer dans certains festivals a l'étranger. Pour des Belges réservés? C'est la question qui me lancine (quelque peu) en sortant de la salle hier. Ou l'on projetait le dernier film des frères d'Ardenne (du respect!) Un excellent film soit dit d'emblée. qui m'attacha au siège jusqu'à la fin -c'est déjà ça-, et d'une convenable dose de catharsis à la fois, peut-on demander davantage? Immigration (en masse) problème numéro un de nos sociétés, du moins ce que ce film laisse entendre sans la moindre ombre de soupçon, bien que l'analyse, la diagnose, bref la grille de lecture qui est la mienne ne soit pas la sienne, loin de là.  "Wokisme" d'importation, à l'emporte pièce, comme on pourrait le présenter. 

Un conte de bons et des méchants de plus, savoir des noirs et de belges blanc bleu qui ne sont pas épargnés dans ce film (belge), tant s'en faut, tous violeurs, profiteurs, dealers, entremetteurs, ne s’arrêtant même pas devant l’assassinat ce qui met au film un point final. Et tous ces derniers, des fils -et des filles- bien honorables, en parfaite bonne conscience, ce qui est de nature a les accabler -et stigmatiser- davantage (...) Prisonniers en même temps de l'engrenage infernal ou les place fatalement la poussée migratoire (en masse) mais non pas moins coupables pour autant. "Coupables" de toutes o du moins de l'une d'entre elles- des charges mentionnées précédemment-, et en dernier ressort d'une faute, d'un délit ou d'un crime susjacent, celui du déni de la réalité. Point. La "réalité" de l'immigration et pari passu de la lutte (ou le rapport) de classes, que la première ne fait qu'accentuer et mettre au premier plan, celle que le film ne manque pas de projeter bien en avant.

Après quoi peut-on encore s'étonner, d'un succès -à Cannes- si répété et non moins foudroyant? Ici entretemps, tous ceux qui me lisent connaissent bien mon analyse et mes postures sur le sujet -sans jeter néanmoins la pierre a personne-,  savoir la primauté de la survie tant individuelle que collective, en sauvegarde de notre intégrité et de notre identité, sous la menace de l'afflux migratoire (en masse) -non pas tant (nota bene) de l'Afrique sub-saharienne mais du Maghreb (...)-, et encore plus du chantage subliminal, au non de la morale, ce que j'appelai ailleurs le négoce de la miséricorde ("samaritaine") et de la compassion. 

Des larmes (non moins sincères) en échange d'eurodollars, c'est l'engrenage qui couvre et recoupe les autres, fatalement, au-dedans et en dehors de la salle de cinéma. Tel que l'illustre les larmes que ce (bon) film me fit verser, non pas gratuitement (...)

lundi 12 septembre 2022

VALLAT, OU LA VOIE MÉDIANE (dans la solution du "probleme juif")

Xavier Vallat, catholique, provenant de la Fédération Nationale Catholique (FNC) du Général Castelnau, proche de l'Action Française -et des Croix de Feu du colonel De La Rocque, et (premier) Commissaire général aux questions juives du régime de Vichy. Représentant d'un antisémitisme chrétien non racial (sic), comme celui -si besoin est de le rappeler- d'avant la déclaration "Nostra Aetate" du Concile Vatican II (...), "nationaliste", "chrétien" et de tradition française (celle de l'affaire Dreyfus) 

Vallat, où la voie médiane (sic) -a la recherche d'une solution (sic) au problème juif (sic) comme au "problème social"- que suivirent les fascismes, tout d'abord (...) Tel que le démontre l'historiographie allemande en cours d'après la "historiker streit", et tel que je l'ai déjà exposé dans ce blog. Opposé intransigeant aux violences policières, au port de l'étoile jaune et au couvre-feu "spécial" discriminatoire,  et à la persécution de juifs français, ramenant le problème juif (sic) au cas des "Juifs étrangers non assimilés", en exemptant "pari passu" "les anciens combattants" (comme lui-même). Comme l'illustre le cas emblématique de la chanteuse Barbara ayant vécu -et survécu- en "zone libre" (tel que le rappelait, courageusement, Eric Zemmour lors de la dernière campagne électorale). La législation sous son patronage limitait l'accès des juifs aux professions libérales, industrielles ou commerciales, et leur interdisait toute activité aux sein des sociétés anonymes (à l'instar des lois de Nuremberg, 15 septembre 1935) Le juif y étant défini comme "celui ayant la religion juive au 25 juin 1940, et ayant deux grands parents juifs". Par ailleurs Vallat finit, devant l'alignement imposé sur la position allemande, par opposer le refus d'en assumer "la responsabilité politique et morale"

Vallat, ou l'histoire retournée au gout des vainqueurs, à qui le temps écoulé, sur bien d'aspects, semble leur donner tort. Comme nous le voyons dans le monde en  crise d'aujourd'hui, la guerre d'Ukraine en toile de fond (...) Vallat, ou le fond (ou la lie) de vérité -historique, sociale et politique- que trainèrent les nazi/fascismes tel que je l'aurais découvert moi-même) (pantois) au droit fil de mes lectures sur l'Histoire de la Collaboration (...) Et exposant non moins emblématique Xavier Vallat, ancien combattant et mutilé lui aussi -tel que Maurice Gabolde, amputé d'une jambe celui-ci, d'un œil le premier- à la Grande Guerre,  de la tragédie, voire de la crise tragique de conscience de Maurras et de ses fidèles partisans de l'Action Française victimes de la fatalité (Fatum) en politique et en religion -ce qu'il appela la "politique religieuse"- et dont témoigne la pérennité de sa figure de père/fondateur, tel que le montre -si besoin en était- l'âpre polémique pour compte de la candidature de son entrée au Panthéon.   

Tragédie personnelle tout d'abord chez le leader politique et chef d'école, qui a la fin de sa vie avoua "être las de raisonner", ce que ses adversaires rappellent volontiers a tort et a travers à sa charge, comme un hommage involontaire et inavoué a sa figure et à la valeur de ses postures grosses de motifs et de raisons (...) La sienne et d'autres "collabos" illustres, tel que ce fut le cas de Céline, comme le montre dans certains de ses ouvrages les plus polémiques, tels que "Bagatelles pour un massacre", qui me rappelle du coup  un de ses passages sur la Société des Nations où l'on fabriquait des massacres (sic) d'un tour de main (sic) 

Des raisons pointant tout droit au cœur du patriotisme le plus ardent, au français comme à l'espagnol (...) Tragédie personnelle également chez Xavier Vallat qui finit à force de résistance et d'atermoiements- par perdre la confiance des Allemands, lesquels, las a leur tour de "perdre leur temps", le remplacèrent par Darquier de Pellepoix -cas tragique le sien aussi- qui lui, au contraire de Laval, finit par trouver refuge en Espagne et finit ses jours de professeur au Lycée français a Madrid, en toute normalité, quand j'étais tout jeune (...) 

L'Histoire est celle qu'elle est. Telle que je l'ai vue et vécue surtout (...) Historique aussi le détail de la demande de l'extradition de ce dernier -refusé par Franco cette fois-ci, ne s'agissant pas de "crimes de guerre"- suite a ses déclarations retentissantes comme quoi "à Auschwitz on n'avait gazé que des poux". "Parole de Dieu"?

samedi 10 septembre 2022

MAURICE GABOLDE, OU LE DROIT, A L'APPUI DE LA COLLABORATION


 

Maurice Gabolde, un parmi tant des noms qui font le tour de ma tête, de l'histoire et la mémoire -personnelle autant que celle livrée a la postérité- de la II Guerre Mondiale, et en particulier de la Collaboration. Celle que j'ai réussi a récupérer d'une masse informe de noms voltigeant autour, grâce à mes lectures sur la matière en vue de rédiger l'un des derniers articles de mon blog.  Car le Garde des Sceaux -Ministre de Justice français- de Vichy ne fut pas pour autant n'importe qui, pas l'une des plus de toutes les figures et personnages ayant joué un rôle majeur sous le maréchal Pétain. Ayant échappé au surplus a la triste sort de certains d'entre eux parmi le plus illustres comme ce fut Pierre Laval et dont il fut compagnon de vol en Espagne a la fin de la guerre -ensemble également avec Abel Bonnard (...)-, à qui fut accordé le refuge au contraire qu'au chef de gouvernement de Vichy, échappant ainsi à l'infortune de ce dernier, à sa triste sort. Pour quoi cette différence de traitement, et aux yeux de certains grossière discrimination? Une question qui vaut la peine d'être posée  à  la lumière o à la clé des secrets et des inconnues que renferment dans l'Historiographie en cours la figure de Franco et l'historie (mal connue) de son régime, plus a même, partant, d'être abordés et d’être percés -tous ici conviendront sans peine- par l'auteur de ces lignes, espagnol. 

Et Pierre  Laval, se livrant mains et pieds liés au bon vouloir (imprévisible) du Caudillo, perdait le contrôle du temps, comme disait bien à propos maitre Jacques Verges -dans un petit opuscule "La justice est un jeu" que j'avais lu les premiers temps de mon sejour ici- à l'encontre de Robert Brassillach et d'Abel Bonnard qu'il dressait comme destinées parallèles bien qu'opposées dans leur dénouement, car le premier se livra a la justice française à la fin de la guerre après avoir su de la prise de sa propre mère en otage (judiciaire), le second par contre réussit a s'en fuir en Espagne, au risque néanmoins d'aggraver son cas. "Erreur", concluait Vergès,  car  faisant ainsi "il gagnait le temps qui allait le sauver", comme cela fut ainsi en effet. Car, ayant retourné en France bien d'années plus tard sous la Ve République et comparu en tribunal après un bref sejour à la Santé, retourna aussitôt après en Espagne, libre, de son propre pied, là où il allait couler paisiblement ses dernières années. Ce ne fut donc pas le cas de Laval, mais il le fut bien en échange chez Maurice Gabolde, qui après un court passage en détention dans la forteresse de Montjuich et une courte période après en résidence surveillée, il put rester en Espagne jusqu' a la fin de sa vie, à Barcelone (mort le 14 janvier 1972). 

Il était, tout de même, moins encombrant, moins emblématique que le chef du gouvernement de Vichy mais pas beaucoup moins, condamné a mort comme il le fut par la Justice française a la Collaboration. En échange, ancien combattant de la première Guerre Mondiale où il fut grièvement blessé et amputé d'une jambe, il avait le surplus de légalité voir de légitimité -en Droit- que le chef d'état espagnol, attaqué tous azimuts jusque à la fin de sa vie, justement d'un flanc si dégarni -sous cet aspect d'un régime militaire-  ne pouvait ne pas apprécier. Avocat général, Gabolde, a la Cour Suprême de Riom -février, avril 1942- chargée de juger le pontes majeurs de la III République, Edouard Daladier, Paul Reynaud,  Georges Mandel et (last but non least) Leon Blum, accusés de leur déclaration de guerre (irresponsable) a l'Allemagne et de faire ainsi "casus belli" de la prise par les Allemands du port de Danzig, et "pari passu" du manque de préparation (sic) et de l'armée et du peuple français exposant ainsi la France à la défaite, et aux Français à tous les malheurs et souffrances et calamités qui s'en suivirent. 

Accusé Gabolde  aussi de par les lois d'exception (1941) en riposte aux sabotages et attentats (sauvages) de la Résistance suite au déclenchement de l'opération Barbarossa et à l'entrée en résistance du Parti Communiste français, et notamment à partir de l'attentat -à la station de Metro à Paris (Barbes-Roches-Chouard), le 22 août 1941- que couta la vie à un officier allemand de la Marine (enseigne de vaisseau) aux mains du "colonel Fabien" (alias "Frédo"), ancien des Brigades Internationales de la guerre d'Espagne, ce qui -de l'avis de Dominique Venner dans son Histoire de la Collaboration- allait déclencher le spirale (fatidique) de violence qui n'irait que grandissant jusqu' a la fin de la guerre. Ceci -ces "sections spéciales- l'accuse-t-on, encore,  en violation de la (soi-disant) "rétroactivité des lois pénales". 

Fadaises! Pour compte d'un principe de droit au contours carrément idéologiques -consacré nota bene à la Révolution- devenu pleinement obsolète en fonction des circonstances pleinement exceptionnelles d'alors, même si un identique principe retrouva une force et une importance absolument disproportionnée après la guerre, lors de sa rentrée en vigueur. Mais de par son coté de civil non armé en échange, d'homme de droit, de clerc, et d'écrivain même (de renom), on peut assimiler le cas de Gabolde à celui des propagandistes de guerre, tels que Herold-Paquis -le poussin de Philippe Henriot, condamné a mort et exécuté en tant que "radio/traitre" (...)-, l'anglais William Joyce -Lord Haw-Haw, correspondant de guerre en langue anglaise à Radio Berlin, condamné a mort en Angleterre, et exécuté par pendaison- et celui évidemment d'Ezra Pound. Une charge qui revient aujourd'hui au premier plan de l'actualité avec la guerre d'Ukraine en toile de fond et le fracas du scandale et de la polémique des récentes déclarations de Ségolène Royale, dénonçant la propagande de guerre (sic) des médias -savoir de la presse mainstream- "par la peur". 

Maurice Gabolde, une figure de plus en attente de réhabilitation lorsque se terminera l'interminable guerre civile européenne, et nous nous retrouverons -oh divine surprise!- à l'aube d'un monde meilleur. "Demain sur nos tombeaux, les blés seront plus beaux!"